Dramatique explosion de Bas-en Basset (Haute-Loire) : les parents réclament une nouvelle enquête

Le 13 juin 2015, trois adolescents sont retrouvés morts dans une maison abandonnée soufflée par une explosion à Bas-en-Basset (Haute-Loire). / © France3 Auvergne
Le 13 juin 2015, trois adolescents sont retrouvés morts dans une maison abandonnée soufflée par une explosion à Bas-en-Basset (Haute-Loire). / © France3 Auvergne

Les parents des trois adolescents morts en 2015 dans l’explosion d’une maison abandonnée à Bas-en-Basset (Haute-Loire) veulent relancer l’enquête classée sans suite. Ils comptent porter plainte contre X pour homicide involontaire.
 

Par A.R avec Lionel Feurstein

Le 13 juin 2015, Bastien Tristan et Maxime trois amis proches âgés de 14 et 15 ans sont retrouvés morts dans une maison abandonnée de Bas-en-Basset (Haute-Loire) soufflée par un puissant explosif. Seul, un quatrième collégien, Robin, survit à la déflagration. L’enquête classée sans suite conclue que les collégiens ont joué aux apprentis chimistes.  
 

Les parents dénoncent une enquête bâclée 


Trois ans après, les parents des victimes veulent relancer les investigations.
 « Ils sont trop partis sur l’idée que nos enfants avaient pu faire des jeux de guerre..fabriquer des fumigènes . c’était ça et pas autrement et du coup tout le reste a été écarté » témoigne Pascale Charnay, la mère de Bastien.
 «  Je sais juste qu’il y a un produit qui a été retrouvé en quantité assez importante qui s’appelle le TATP qui n’a pas été fabriqué par nos enfants et ça leur a explosé entre les mains et ça a provoqué le drame que l’on connaît Et je sais juste que ce produit n’est pas arrivé là bas tout seul » estime Sylvain Charnay, père de Bastien. 
 

La justice manque encore de preuves formelles


Pourtant selon le témoignage du jeune survivant, les jeunes ont trouvé sur place un sachet contenant une poudre bleue à l’intérieur d’un touret. Selon lui, "après l'avoir posé sur la fenêtre,  il aurait explosé en 5 secondes".
Le Procureur de la République du Puy-en-Velay Nicolas Rigot-Muller reste sur l’hypothèse initiale « .. les empreintes ADN des 3 enfants ont été retrouvées sur les différents éléments. On peut penser que c’est peut-être pas le souvenir du survivant, mais c’est peut être quand même ces 3 mineurs qui ont confectionné l’engin explosif ».

Les parents, convaincus que l’enquête a été bâclée, comptent porter plainte contre X pour homicide involontaire.

 

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