Haute-Loire : les agriculteurs veulent plus de produits locaux dans la restauration collective

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Écrit par Gérard Rivollier
En Haute-Loire, 200 agriculteurs ont arrêté leur activité l'an dernier mais seulement une centaine s’est installée. Pour relancer la profession, la Chambre d'agriculture et les syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs préparent un « projet agricole départemental ». Il s'agira entre autres de promouvoir les produits locaux dans la restauration collective. Au collège public d'Allègre (photo), des efforts ont déjà été faits pour mettre des produits locaux dans les assiettes (viandes, yaourts).
En Haute-Loire, 200 agriculteurs ont arrêté leur activité l'an dernier mais seulement une centaine s’est installée. Pour relancer la profession, la Chambre d'agriculture et les syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs préparent un « projet agricole départemental ». Il s'agira entre autres de promouvoir les produits locaux dans la restauration collective. Au collège public d'Allègre (photo), des efforts ont déjà été faits pour mettre des produits locaux dans les assiettes (viandes, yaourts). © G. Rivollier

En Haute-Loire, 200 agriculteurs ont arrêté leur activité en 2017. Pour relancer la profession, la Chambre d'agriculture et les syndicats FDSEA et JA préparent un « projet agricole départemental ». Il s'agira, notamment, de promouvoir les produits locaux dans la restauration collective.

A la cantine du collège d'Allègre, au menu ce jour-là : spaghettis bolognaises, avec du bœuf élevé dans le Puy-de-Dôme ! Pour la viande, les yaourts ou le pain, la cantine se fournit localement, soit par le biais d'un groupement d'achat soit en négociant directement avec les producteurs.
Ici on trouve entre 30 et 40% de produits locaux dans les assiettes, ce qui est largement au-dessus de la moyenne.

« C'est plus facile de travailler avec du local. Il y a une relation de confiance qui s’installe avec le local qu’on n’a pas avec les grands groupes. Avec le local on sait d’où ça vient. La viande, par exemple, on sait qu’elle vient d’Arlanc, ce n’est pas très loin » explique Brigitte Perrin, chef cuisinière.

Ici, on sert 280 repas chaque jour. Prix moyen pour les élèves : 3 euros. Faire appel aux circuits courts, ne revient pas forcément beaucoup plus cher. Le problème, c'est plutôt la garantie de l'approvisionnement.

« L'année dernière on a eu un problème sur du fromage qu’on a été obligé de remplacer car nous n’avons pas été livrés » indique Nadine Tallobre, gestionnaire-adjointe. Et de poursuivre : « Ce qui nous manque, en fait, c’est un listing de producteurs locaux auxquels on pourrait s’adresser ».
Passer de 10 à 40% de produits locaux dans la restauration collective, notamment dans les cantines, c'est l'objectif de la Chambre d'agriculture. "Notre rôle, pour nous, agriculteurs et Chambre d’agriculture,  est de recenser l’offre et essayer de rapprocher cette offre de la demande» explique Michel Chouvier, Président Chambre d'Agriculture de Haute-Loire.
Pour soutenir cette démarche, le Département de la Haute-Loire renouvellera d'ailleurs, en mai 2018, sa campagne « manger bio, manger local » dans les collèges.


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En Haute-Loire, les agriculteurs veulent promouvoir les produits locaux dans la restauration collective

 

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