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Haute-Loire : l'entreprise Cheynet placée en liquidation judiciaire, 189 emplois menacés

Huit représentants du personnel de Cheynet et fils étaient présents au tribunal de commerce de Lyon, le 5 décembre. / © E. Monnier / France 3 Auvergne
Huit représentants du personnel de Cheynet et fils étaient présents au tribunal de commerce de Lyon, le 5 décembre. / © E. Monnier / France 3 Auvergne

L'entreprise de textile Cheynet a été placée en liquidation judiciaire dans la matinée du 5 décembre par le tribunal de commerce de Lyon. 189 emplois sont menacés, alors que la société implantée en Haute-Loire avait bénéficié d'1,9 million d'euros d'aides des pouvoirs publics en janvier 2018.

Par A.C.

En Haute-Loire, 189 emplois sont menacés malgré un investissement d'1,9 million d'euros des pouvoirs publics. Après sa déclaration de cessation de paiement le 30 novembre, l'entreprise Cheynet et fils, basée à Saint-Just-Malmont, a été placée en liquidation le 5 décembre par le tribunal de commerce de Lyon.
 

Présent pour l'audience avec son directeur, le président de Cheynet et fils, Grégoire Giraud, a voulu expliquer cette situation : "Malheureusement, en lingerie le chiffre a beaucoup baissé cette année, ce qui entraîne à nouveau des pertes récurrentes, ce qui ne nous permet pas de faire face à notre plan de continuation."

Sa société avait pourtant bénéficié en janvier 2018 de 1,9 millions d'euros d'aides de la part de la Région, du Département et de l'État. "Je refuse cette idée que tous nos emplois partent en Chine. Ce sont nos industries, nos emplois. Quand on est président de la région, on se bat pour ses emplois", affirmait alors Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes.
 

"Les salariés sont choqués de la situation dans laquelle ils se retrouvent aujourd'hui alors que des sommes colossales ont été données à l'entreprise pour l'aider à s'en sortir", déplore Joël Jasserand, représentant des salariés CGT, présent au tribunal avec trois autres représentants CGT et quatre FO. L'incompréhension est d'autant plus grande que de nouvelles machines sont en cours d'installation.

L'entreprise dispose désormais de trois mois pour trouver un repreneur, puisqu'une nouvelle audience est prévue au tribunal en février 2019. Les offres de reprise devront être déposées avant le 15 janvier.

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