Haute-Loire : nouvelle mobilisation d’enseignants contre des suppressions de postes

A Monistrol-sur-Loire, en Haute-Loire, depuis bientôt un mois, les enseignants du lycée Léonard-de-Vinci manifestent régulièrement contre les suppressions de postes. Mardi 18 février ils se sont à nouveau mobilisés car deux classes sont menacées de fermeture.
 

A Monistrol-sur-Loire, en Haute-Loire, les enseignants du lycée Léonard-de-Vinci ont manifesté mardi 18 février contre la suppression de postes.
A Monistrol-sur-Loire, en Haute-Loire, les enseignants du lycée Léonard-de-Vinci ont manifesté mardi 18 février contre la suppression de postes. © Gérard Rivollier / FTV
Mardi 18 février, les enseignants du lycée Léonard-de-Vinci ont manifesté à Monistrol-sur-Loire, en Haute-Loire. Ils sont mobilisés depuis bientôt un mois contre la suppression de postes et la fermeture de classes. Anne-Gaëlle et son compagnon enseignent tous les deux dans ce lycée. Arnaud est prof de math. Avec la réforme Blanquer, les élèves se dirigent moins vers les mathématiques. Alors son poste va être supprimé.

Des professeurs inquiets

Arnaud Cueyssac explique : « On peut se retrouver aussi bien à Moulins qu’à Yssingeaux. Yssingeaux ce n'est pas loin. Mais on peut se retrouver à Moulins ou à Aurillac, là où il y aura de la place. Après, comme il y aurait beaucoup de profs de mathématiques dont les postes seront supprimés partout aussi, et on ne sait pas du tout ce que l’on fera l’année prochaine ». Anne-Gaëlle pour sa part conservera une partie de ses heures de cours de physique au lycée mais devra compléter son travail dans un autre établissement, dans une autre commune. Une situation qui n’est pas facile à vivre. Depuis un mois, Anne-Gaëlle et Arnaud sont mobilisés avec leurs collègues contre la fermeture de deux classes. En tout, 7 enseignants seraient affectés.

On a du mal à comprendre les raisons

Nathalie Collet, enseignante et membre de la FSU, affirme : « On a du mal à comprendre les raisons car actuellement on nous prévoit autant d’élèves l’année prochaine voire une dizaine d’élèves en plus. Le rectorat prévoir de fermer une classe de première et une classe de seconde. Cela, on ne le comprend pas ». Les lycéens soutiennent la mobilisation et redoutent des classes surchargées et moins d'options à la rentrée. Arthur Aioutz, lycéen, indique : « Je suis en option cinéma, c’est-à-dire que j’ai 3 heures supplémentaires par semaine pour pouvoir travailler le cinéma. J’ai une chance inouïe. On est un des rares lycées en France à le proposer. Aujourd’hui le théâtre, l’art plastique et le cinéma, pour des raisons économiques, sont en train de disparaître ». S'il le faut, les profs ont même prévu d'occuper leur établissement. Selon eux, une centaine de postes devraient être supprimés dans les collèges et lycées de l'académie de Clermont-Ferrand à la rentrée prochaine.

 
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