Haute-Loire : une quarantaine d’emplois menacés dans une entreprise de plasturgie

Vendredi 13 septembre, le dossier de l'entreprise plasturgique SES était examiné au tribunal de commerce du Puy-en-Velay en Haute-Loire. / © Elodie Brot-Monnier / France 3 Auvergne
Vendredi 13 septembre, le dossier de l'entreprise plasturgique SES était examiné au tribunal de commerce du Puy-en-Velay en Haute-Loire. / © Elodie Brot-Monnier / France 3 Auvergne

A Sainte-Sigolène en Haute-Loire, une quarantaine d'emplois sont menacés. La société SES est en redressement judiciaire. Ce spécialiste de la plasturgie avait misé sur l'interdiction des sacs plastiques à usage unique. Mais ses investissements ont été trop lourds.
 

Par C.L avec Elodie Brot-Monnier

A Sainte Sigolène en Haute-Loire, haut-lieu de la plasturgie, l’entreprise SES est en redressement judiciaire. Une quarantaine d’emplois sont menacés. La petite entreprise a accumulé les difficultés financières ces derniers mois et son investissement dans des machines pour développer le bio n'a pas eu le retour escompté. Jean Philippe Grail, gérant de l'entreprise Stefany Emballages Services, explique : « Ce type de sacs était principalement fabriqué en Asie. D’après les statistiques, cela aurait permis de créer environ 4 000 emplois en France. Le seul problème est que la loi sur la transition énergétique a démarré le 1er janvier 2017 mais à ce jour il n’y a encore aucun contrôle. Les commerçants, les grandes et moyennes surfaces ou les routeurs ne respectent pas forcément la loi. Certains jouent le jeu. D’autres non ».

Des salariés inquiets

Résultat, des machines en sous régime, un manque de débouchés et une concurrence difficile à supporter : les salariés tombent de haut. Yohan Fialon, délégué du personnel de SES, raconte : « Aujourd’hui c’est la panique, les salariés sont déconcertés. Tout simplement parce qu’il y a quelques mois encore, on promettait des perspectives d’avenir. Beaucoup d’entre eux se sont construits des maisons. On s’aperçoit aujourd’hui que rien ne va plus. On n’a aucune certitude sur notre avenir. Au mois d’août tout allait bien et en septembre rien ne va plus. Les salariés sont complètement déconcertés. Ce qui est dommage et rageant c’est qu’il y a un réel savoir-faire chez SES : des ouvriers qui sont qualifiés, motivés, déterminés à sauver leur emploi, et un parc machines en très bon état, avec des machines neuves, de 2017. Pour moi c’est un fiasco complet, dû à une mauvaise gestion ».

Un repreneur à trouver dans les six mois

En audience au tribunal de commerce du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, vendredi 13 septembre après-midi, les salariés attendent de savoir quelles solutions pourront être trouvées pour redresser l'entreprise dans un contexte morose cette année pour l'emploi. L'entreprise SES a racheté en 2017 toujours dans l'objectif de se développer SEID, 14 salariés, elle est également en redressement judiciaire. Les deux doivent trouver un repreneur dans les six mois à venir.
 

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