Affaire Fiona. Les terribles confidences de Cécile Bourgeon

La 7ème journée d’audience de la cour d’assises de Haute-Loire aura été marquée par le témoignage d’un gendarme venu relayer une confidence qu’aurait faite Cécile Bourgeon à une codétenue. Selon cette source « fiable », la mère de Fiona aurait indiqué que sa fille avait été violée et brûlée. / © Franck Lemort
La 7ème journée d’audience de la cour d’assises de Haute-Loire aura été marquée par le témoignage d’un gendarme venu relayer une confidence qu’aurait faite Cécile Bourgeon à une codétenue. Selon cette source « fiable », la mère de Fiona aurait indiqué que sa fille avait été violée et brûlée. / © Franck Lemort

La 7ème journée d’audience de la cour d’assises de Haute-Loire aura été marquée par le témoignage d’un gendarme venu relayer une confidence qu’aurait faite Cécile Bourgeon à une codétenue. Selon elle, la mère de Fiona aurait indiqué que sa fille avait été violée et brûlée.

Par K.T. avec Valentin Pasquier

Venu témoigner devant la cour d’assises de Haute-Loire, un gendarme a rendu compte d’un renseignement judiciaire rédigé en juillet 2014. Selon une source qu’il décrit comme « fiable », Cécile Bourgeon se serait confiée et aurait affirmé que le corps de Fiona avait été violé et brûlé. « Vous vous rendez compte des accusations que vous portez ? » s’indigne Cécile Bourgeon.

Toujours selon la source, une codétenue, la mère de Fiona aurait évoqué cela dans une lettre, depuis détruite. « Selon mon expérience, j’imagine toujours le pire. Le pire est indicible » lancera Maître Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger. Cette dernière demande à Cécile Bourgeon si elle n’a pas lavé les draps de Fiona pour cacher d’éventuelles traces du viol. « Non mais là ça va trop loin », réagit l’accusée. « C’est du délire complet, on pollue l’affaire. On s’écarte, on part dans un délire malsain », renchérit Berkane Makhlouf.

Dans cet environnement hautement toxique, est-ce que vous pouvez être certaine qu’il n’a pas pu arriver ça à Fiona ?



Pour la première fois, Cécile Bourgeon interpelle les jurés : « Mesdames, Messieurs les jurés ! C'est la première fois que j'entends ça, Non, non, non... Juste, essayez de comprendre l'état dans lequel je me trouve là...”
« Mais Mme Bourgeon, vous voyez où nous mène votre silence ? », lui demande Maître Constantino, avocat d’Enfance et partage. « Vous n'avez pas peur qu'on puisse s'imaginer des choses encore pires que celles qui se sont passées? ». Pour Cécile Bourgeon, il ne s’agit là que de « fantasmes ». 

Et Maître Grimaud d’interroger à son tour Cécile Bourgeon : « Je ne dis pas que c’est vous [qui avez violé Fiona]. Mais est-ce que dans cet environnement hautement toxique, est-ce que vous pouvez être certaine qu’il n’a pas pu arriver ça à Fiona ?". Après quelques secondes de silence, C. Bourgeon répond : « J’en suis absolument certaine ». Et Maître Grimaud de poursuivre : "Si vous êtes certaine que ça ne s’est pas passé, c’est que vous êtes consciente de ce qu’il s’est vraiment passé ! »

Reste que pour les militaires de la section de recherche de Lyon,  la source est fiable. « Elle nous a déjà donné des éléments qui nous ont permis de résoudre des affaires » indiquera un autre gendarme.



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