En Haute-Loire, on peine à trouver des carrossiers

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C'est un métier en tension. Les garages automobiles ont de plus en plus de mal à trouver des carrossiers. Une situation à laquelle la région Auvergne-Rhône-Alpes n’échappe pas, notamment en Haute-Loire. Certains clichés ont parfois la vie dure.

A Saint-Pierre-Eynac, près du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, Baptiste est apprenti carrossier depuis plus d’un an. A l’origine, il souhaitait être mécanicien, seulement voilà, il a changé d’avis en cours de parcours. Baptiste Vignal explique : « La mécanique ne nécessite pas d’être minutieux alors que pour la carrosserie, il faut vraiment être pointilleux. Du coup, ça ne me  plaisait pas. Au fur et à mesure que j’ai grandi, je suis devenu plus pointilleux et ça m’a plu de faire de la carrosserie ».

    

"On est submergés de demandes, au niveau du travail"

A la fin de son apprentissage Baptiste postulera en carrosserie, un domaine où les candidats comme lui sont rares. Ce garage en sait quelque chose. Avec seulement 3 carrossiers, le gérant a du mal à répondre à la demande. Didier Plantin, gérant de la carrosserie Plantin, souligne : « On est submergés de demandes, au niveau du travail. C’est stressant au quotidien. C’est très compliqué de dire aux clients qu’on ne peut honorer leurs demandes au moment voulu ». 

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C'est un métier en tension. Les garages automobiles ont de plus en plus de mal à trouver des carrossiers. Une situation à laquelle notre région n’échappe pas, notamment en Haute-Loire. Certains clichés ont parfois la vie dure. Intervenants : Baptiste Vignal, apprenti carrossier / Didier Plantin, gérant de la carrosserie Plantin / Philippe Turle, directeur adjoint de l'institut de formation professionnelle 43 ©E. Gerenton / M. Pitavy / A. Papin





Une image à changer

En 5 ans, à Bains, un institut de formation professionnelle altiligérien a accueilli 20 % d'élèves carrossiers en plus, mais malgré tout, cela reste insuffisant. La faute aux a priori. Philippe Turle, directeur adjoint de l'institut de formation professionnelle 43, précise : « Il y a quelques dizaines d’années, c’était des voies de garage. On envoyait des jeunes qui ne réussissaient scolairement pas dans ces voies-là. Aujourd’hui les choses évoluent, heureusement. Mais de ce côté-là, l’image est toujours un petit peu négative. On pense que ce sont des métiers moins nobles que d’autres. Finalement, quand on les connaît, ce n’est pas le cas. C’est même un métier qui est dans l’air du temps car on est dans une époque où on pense à la planète, au développement durable. Réparer les choses est complètement dans cette notion-là ». 

Sortis de formation, près de 90 % des élèves carrossiers ont un emploi, encore faut-il trouver les candidats.

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