Episode de froid : une ciergerie du Puy-en-Velay tire son épingle du jeu

Au Puy-en-Velay, l’une des deux seules fabriques françaises de bougies antigel est submergée de demandes et n'arrive pas à répondre à toutes les commandes. Avec les nombreux épisodes de gel de ces dernières semaines, l’entreprise a même dû investir dans de nouvelles machines.

Au Puy-en-Velay, la Ciergerie du Sud-Est croule sous les commandes de bougies antigel.
Au Puy-en-Velay, la Ciergerie du Sud-Est croule sous les commandes de bougies antigel. © France 3 Auvergne

Au Puy-en-Velay, la Ciergerie du Sud-Est croule sous les demandes de bougies antigel. Avec les gelées nocturnes survenues en avril, c’est à une cadence soutenue que dix employés de l'atelier remplissent les bidons de paraffine. Tous les jours, 3 000 bougies antigel sortent de la ciergerie, l’une des deux seules fabriques françaises de ces bougies. L'entreprise croule sous les commandes : elle a investi dans une machine et a même dû embaucher. « Ça nous a permis d’embaucher du monde, c’est super intéressant pour l'entreprise. En plus, avec le COVID, ça a été une année très difficile, donc vraiment, c’est très bien pour l’entreprise », explique Elisabeth Goncalves, responsable de production de la Ciergerie du Sud-Est.

Plusieurs centaines de bougies par hectare

Ces bougies vont réchauffer les vignobles et les vergers menacés par le gel. Ce procédé est largement utilisé cette saison partout en France. Il faut environ 400 à 500 bougies par hectare pour gagner quelques degrés : « Chacun adapte le nombre de bougies qu’il souhaite mettre en fonction des températures. Plus il fait froid, plus on met des bougies. Sur un niveau de gel comme il y a eu à Pâques, il n’y a pas grand-chose à faire, malheureusement », raconte Brendan Leroy dirigeant de l'entreprise Ciergerie du Sud-Est.

Un surplus de travail jusqu'à la mi-mai

Si ces bougies sont très prisées, elles ne sont malheureusement pas un remède miracle pour les arboriculteurs et les viticulteurs : « Le principe, ce n’est pas de sauver toute la récolte, c’est de sauver ce qu’on peut sauver. En général on se concentre sur les vignes et les parcelles à haute valeur ajoutée », précise Brendan Leroy. Depuis plusieurs semaines les commandes affluent et le rythme s'accroît. L'entreprise ne peut pas répondre à toutes les demandes alors que les gelées se prolongent. La fabrication va rester à flux tendu jusqu'aux Saints de glace de la mi-mai, puis l'entreprise reprendra son rythme de croisière autour de sa principale activité, le cierge de dévotion.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
froid météo agriculture économie entreprises