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PORTRAIT. Olympiades des Métiers/Worldskills 2019 : Baptiste Crouzet, un web designer qui connait les codes

A 20 ans, Baptiste Crouzet participe pour la seconde fois aux finales nationales des Olympiades des Métiers, à Caen, du 28 novembre au 1er décembre 2018. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
A 20 ans, Baptiste Crouzet participe pour la seconde fois aux finales nationales des Olympiades des Métiers, à Caen, du 28 novembre au 1er décembre 2018. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Originaire de Haute-Loire, Baptiste Crouzet participe à Caen aux finales nationales des 45e Olympiades des Métiers. Rencontre avec ce développeur de logiciels qui vise un objectif : sortir du lot parmi les 650 candidats répartis dans 60 métiers et obtenir un ticket pour les Worldskills 2019 à Kazan.

Par Stéphane Moccozet

Valoriser le savoir-faire de la jeunesse, c’est l’objectif des Olympiades des Métiers, déclinaison française des Worldskills. En 2018, les finales nationales se déroulent du 28 novembre au 1er décembre à Caen. Cette année, 650 candidats issus des 15 régions métropolitaine et ultra-marine vont tenter d’intégrer l’équipe de France des métiers qui se rendra à Kazan en août 2019. Après une première participation à Bordeaux en 2016, Baptiste Crouzet espère décrocher son billet pour le grand raout planétaire. 
 

Olympiades des métiers, acte II

A 20 ans, il participe à sa seconde Olympiade des Métiers. En 2016, encouragé par un de ses professeurs de Terminale, il avait tenté sa chance lors des sélections régionales dans la catégorie « Web designer ». Arrivé en 2e position, il avait été repêché et envoyé aux finales nationales à Bordeaux en mars 2017 après le désistement du vainqueur (qui avait décidé de changer de voie et de rentrer… dans les ordres). Face à des concurrents aux connaissances plus complètes, le natif de Haute-Loire avait surtout emmagasiné de l’expérience. Il sourit encore de sa performance : « j’aime dire que j’ai terminé à la 7e place… Quand on me demande sur combien, j’ajoute - sur 7 - ». Plus sérieusement, il précise qu’à l'époque il était en première année de BTS quand les autres candidats étaient en Master.

Peu importe, pas découragé pour autant, voici notre jeune développeur repartir au combat, beaucoup mieux armé cette fois-ci. Il faut dire que, depuis sa première expérience, Baptiste Crouzet a fait du chemin. Après un Bac STMG option Informatique et un BTS SIO (Service informatique aux organisations), il poursuit son apprentissage au sein d’une société du Puy-en-Velay, Logipro, spécialisée dans l’édition de logiciels pour la formation à distance, notamment. En ligne de mire pour l’alternant : une Licence professionnelle.
 

Un homme de défi

D’ici là, c’est avec l’envie de monter sur le podium qu’il se rend à Caen. « C’est de la bonne pression, j’aime le challenge, ça pousse à se surpasser », assure-t-il à quelques heures de son entrée dans le concours. Baptiste Crouzet, comme les autres participants, va bucher pendant 3 jours. D’abord, jeudi et vendredi, sur un sujet connu d’avance mais dont l’énoncé va changer à hauteur de 30% au moment de lancer les hostilités. Après 15 heures d’épreuve à enchaîner les lignes de codes, la journée de samedi sera consacrée aux « speed modules ». Puis viendra le temps des résultats, samedi soir. 

Il est évident qu’une double participation aux finales nationales des Olympiades des Métiers, ça compte sur un CV. « Le mien est peut-être plus atypique », concède Baptiste. « On ne savait pas qu’il avait été à Bordeaux », assure son employeur actuel pas mécontent de compter un tel talent dans son effectif. « Il travaille avec des personnes qui ont pas mal d’expérience, de son côté il apporte beaucoup d’énergie », poursuit Frédéric Poyet, le directeur de Logipro. 

Une énergie que Baptiste Crouzet saura, à n’en pas douter, mettre à profit pour bien figurer en Normandie. Quant à la suite de l’aventure, elle s’écrit avec des certitudes pour le jeune alto-ligérien : celles d’avoir fait le bon choix en choisissant l'informatique et de vouloir développer plus tard des applications mobiles parce que « c’est l’avenir ».
 

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