Annecy : encore 2 cygnes retrouvés morts, probablement tués par des chiens, les associations de défense consternées

Deux cygnes ont été retrouvés morts déchiquetés sur le lac d'Annecy. / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE/MAXPPP
Deux cygnes ont été retrouvés morts déchiquetés sur le lac d'Annecy. / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE/MAXPPP

Deux cygnes ont été retrouvés morts lundi 18 novembre sur la plage d’Albigny, à Annecy. Ces deux morts portent à huit le nombre de cygnes tués depuis le début de l’année 2019 autour du lac d’Annecy, sur une quarantaine de cygnes recensés. Les associations s’insurgent.

Par Martin Vanlaton

Colère et tristesse. L’association protectrice des animaux du lac d’Annecy Fais-moi cygne s’insurge sur les réseaux sociaux suite à la découverte de deux cygnes morts lundi 18 novembre, en début de matinée, sur la plage d’Albigny à Annecy. L’un des deux a été retrouvé la tête arrachée.
 

D’après l’association, aucun doute sur la cause de ces deux événements : les chiens en seraient à l’origine, "à moins que nous ayons des ours ou des loups?! Ce serait un scoop, triste certes pour les cygnes..." déplore avec ironie la présidente de fais-moi cygne. "Plus que jamais, nous demandons aux propriétaires de chiens de les tenir en laisse et de rétrécir les laisses mobiles en présence des oiseaux" rappelle l’association.

Certains parlent d'autres animaux responsables, comme les renards ou les fouines. Impossible selon la présidente de l'association, car "les renards emmènent leurs proies donc ne laissent pas le corps comme ça. Les blaireaux et les castors n’attaquent pas les cygnes. Et une fouine par rapport à un cygne ne fait pas le poids."
 

Pourtant, les chiens sont interdits sur toutes les plages de la ville d'Annecy. Les chiens ne sont visiblement pas les seuls prédateurs des cygnes du lac d'Annecy. En février dernier, un cygne a été abattu d'un tir de carabine.
 

Une autopsie va être menée ce mardi sur les corps mutilés des deux cygnes par un vétérinaire de la clinique de Sillingy, pour avoir un avis sur les causes exactes de la mort et décider, ou non, de porter plainte. En communiquant, l'association espère "de tout cœur ne plus jamais publier ce genre d'image."
 

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