Psychologue tuée à Annecy : trois jours après le drame, l'émotion très forte des habitants

Devant le cabinet, des bouquets de fleurs témoignent de l'émotion des annéciens, qu'ils aient connu la victime ou non. 
Devant le cabinet de la jeune psychologue, des fleurs témoignent de l'émotion des habitants.
Devant le cabinet de la jeune psychologue, des fleurs témoignent de l'émotion des habitants. © Marjorie Nadal/France 3 Alpes
Trois jours après le drame, l'émotion est toujours aussi forte. Mercredi 26 août, une psychologue de 31 ans était tuée d'un coup de fusil dans son cabinet d'Annecy. Elle allait signaler le tireur présumé de 75 ans pour des faits de nature sexuelle.

Ce samedi 29 août, les habitants de la ville sont toujours sous le choc. "Cette pauvre dame de 30 ans qui n'a rien demandé, qui a été tuée pour rien", se désole Anne-Marie, une passante de la rue Carnot où se trouve le cabinet. "C'est horrible, on pense à sa famille et à son mari", ajoute-t-elle.

Une émotion palpable chez tous les passants. Devant le cabinet, des bouquets de fleurs s'amoncellent, déposés par des anonymes en hommage à la victime. Sophie travaille dans la galerie marchande voisine, et a vu l'auteur présumé des faits sortir du cabinet, le tshirt tâché de sang. "Je me suis dit que j'allais acheter un petit bouquet, parce que ça me touche, explique-t-elle. Des gens souffrent, alors si on peut avoir une pensée au mari et à l'enfant..." La jeune femme laisse en effet derrière elle un jeune enfant de 18 mois. Une situation qui touche particulièrement Yvonne :

Je comptais déposer une bougie, mais ça ne ressuscite par une mère. Pour son enfant de 18 mois, c'est terrible. [...] Peut-être qu'il l'auréolera, mais il n'aura pas eu sa maman.

Yvonne

Autre témoignange, celui d'une patiente de la psychologue : "Je l'ai vue lundi, et j'ai appris il y a deux heures", raconte-t-elle. Elle se souvient d'une "personne très à l'écoute, très douce, qui avait trouvé les bons mots pour me remonter le moral". Elle aussi est venue déposer un bouquet devant le cabinet, pour rendre hommage à la victime. "On parlait beaucoup de la vie après la mort, [...] je sens encore son énergie, sa gentillesse et sa douceur."

Une cagnotte a été créée sur le site Leetchi à l'initiative du collectif des psychologues du Centre Hospitalier d'Annecy en soutien au mari de la victime et à sa famille, et a déjà récolté près de 3 000 euros.
 
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