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Trois adolescents en garde à vue après un bizutage “scatologique” dans un lycée d'Annecy

© Google Street View
© Google Street View

Trois élèves de terminale, scolarisés au lycée Berthollet d'Annecy, ont été placés en garde à vue, ce jeudi 10 septembre, puis relâchés, pour des faits de bizutage violents et de nature scatologique. 

Par Yoann Etienne

Selon le Dauphiné Libéré, qui a révélé l'affaire, ces trois internes du lycée ont été conduits au commissariat après les plaintes d'au moins quatre élèves dénonçant des actes de violence commis durant la rentrée, dans le cadre d'un bizutage.

"La loi interdit le bizutage et là nous sommes en présence d'actes dégradants à connotation scatologiques", a souligné le procureur d'Annecy, Eric Maillaud. 

Urine dans des bouteilles, brosses à dents maculées de matière fécale... les faits ont été jugés suffisamment graves pour que le procureur ouvre une enquête préliminaire pour "agressions à caractère sexuelles et bizutage". "Un fait relève de la qualification sexuelle", a-t-il précisé, il s'agirait d'un "mime" d'une sodomie sous la douche. 

Résumé de l'affaire avec Xavier Schmitt et Franck Ceroni
Résumé de l'affaire de bizutage à Annecy

Ce "bizutage" ne concerne pas les élèves externes de l'établissement. "C'est lié à l'internat", explique-t-on, et ces faits "sont globalement reconnus" par leurs auteurs.

L'enquête devra notamment déterminer si ces pratiques relèvent d'une "tradition" dans l'établissement qui sévissait depuis plusieurs années, car l'un des plaignants en aurait été victime l'an dernier.

Les quatre victimes sont des élèves de seconde, et certaines sont "traumatisées", a déploré Eric Maillaud qui a précisé que les élèves de terminale impliqués ont été exclus temporairement de l'établissement.

L'ennui, a aussi précisé le procureur, c'est que ces agissements ont été photographiés par des lycéens. Les portables ont été saisis par les enquêteurs qui devront vérifier que les photos n'ont pas été diffusées sur les réseaux sociaux.

Les responsables de ce bizutage encourent une peine de six mois de prison et 500 euros d'amende. Si l'excuse atténuante de minorité est appliquée, la peine encourue sera divisée par deux.

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