Violences sexuelles dans le sport : la Fédération française de ski réagit aux révélations de Claudine Emonet

Le président de la FFS Michel Vion le 30 janvier 2016. / © Norbert Falco / MaxPPP
Le président de la FFS Michel Vion le 30 janvier 2016. / © Norbert Falco / MaxPPP

La FFS affirme son soutien aux victimes souhaitant témoigner et salue les déclarations de Claudine Emonet, qui a révélé avoir été agressé sexuellement par son entraîneur au début des années 1980.

Par TH

Les dominos tombent un à un. Après le patinage et l'escalade, le monde du ski est à son tour concerné par des cas de violences sexuelles. Il y a quelques jours, l'ancienne skieuse Claudine Emonet a affirmé avoir été agressé sexuellement par son entraineur à la fin des années 1970 et au début des années 1980

Dans un communiqué de presse, la Fédération française de ski, basée à Annecy, a tenu à souligner "le courage" de Claudine Emonet, et l'a assuré "de tout son soutien ainsi que de la mobilisation de ses dirigeants". 
 

La Fédération se dit également "attentive depuis plusieurs années à ce grave problème", et rappelle avoir encouragé "une sensibilisation des présidents de clubs assortie d'une procédure de déclaration d'honorabilité". Une mesure assez forte pour contenter les victimes et rassurer les nouvelles arrivantes dans les clubs ?
 

Soutien affiché aux victimes


"Un suivi psychologique qui peut favoriser l'expression par les compétiteurs d'éventuels abus sexuels" a également été mis en place par la FFS. Cette dernière affirme qu'elle "traitera sans complaisance tous les cas déclarés que ce soit par la voie de ses organes ou en se constituant partie civile". 

Pas de réelles annonces donc de la part de la FFS, mais ce soutien affiché aux victimes de la part de l'instance suprême du ski pourrait rassurer les victimes, et les encourager dans leur prise de parole.
 

Dimanche, le président de la Fédération française de ski Michel Vion avait déjà affirmé au Parisien avoir découvert l'affaire "en lisant le témoignage" de Claudine Emonet. "Les faits, inadmissibles, se sont déroulés il y a plus de 40 ans, avait-il poursuivi. Mais ne nous réfugions pas derrière la prescription. Il est important que la parole se libère".
 

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