Coronavirus : les locations de vacances interdites à Chamonix pour "dissuader" les touristes pendant le confinement

C'est la nouvelle arme du maire de Chamonix pour dissuader les touristes de braver le confinement. Pas question pour eux de trouver un appartement sur la commune. Les locations de courte durée sont désormais interdites par arrêté municipal.
Louer pour les vacances est désormais interdit à Chamonix jusqu'à la fin du confinement.
Louer pour les vacances est désormais interdit à Chamonix jusqu'à la fin du confinement. © Yann Gonon - FTV
Le maire de Chamonix a pris un arrêté, ce mardi 7 avril 2020, pour interdire les locations de courte durée à vocation touristique. En pleine période de Pâques, il redoute un afflux de vacanciers qui s'affranchiraient du confinement pour venir s'oxygéner au pied du Mont-Blanc.

Depuis le début des congés de la zone C (Paris et Occitanie), plusieurs maires de montagne ont exprimé leur inquiétude, voire leur colère, de voir débarquer jusqu'à "une centaine de vacanciers", comme à Valloire, en Savoie. Le maire, Jean-Pierre Rougeaux ne s'est pas privé de leur rappeler que les règles de confinement étaient les mêmes "ici comme dans le lieu habituel de leur résidence".
 
C'est parce qu'il a, lui aussi, vu ce début de migration, et en prévision du week-end de Pâques, que le maire de Chamonix a décidé de prendre un arrêté intedisant la "location de courte durée des locaux à destination autre que l'habitat permanent". En clair, aucune location touristique ne sera possible pour ces vacances scolaires dans la capitale de l'alpinisme. On est pas en ce moment "sur un mode touristique" justifie Eric Fournier. Le premier magistrat rappelle que sa commune abrite plusieurs dizaines de milliers de lits touristiques et qu'il faut absolument "décourager" les éventuels touristes qui voudraient fuir leur confinement citadin. 

Impossible donc de louer un appartement ou une maison à Chamonix pour une durée inférieure à deux semaines. Pas possible non plus de se faire prêter un logement sur la commune. Cette interdiction restera en vigeur "jusqu’à la fin de la période dite de confinement" stipule l'arrêté municipal.

Quelle sanction encourt-on en cas d'infraction ? "On regarde cela avec le préfet de Haute-Savoie" explique Eric Fournier, qui reconnait que l'amende forfaitaire de 135 euros ne serait pas assez dissuasive en cas d'infraction.

Au delà de la location des logements qui est donc désormais interdite, c'est la pratique de la montagne qui est restreinte également. Les randonnées en montagne sont interdites par arrêté préfectoral depuis le début du confinement.

 
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