Mont-Blanc : l'accès sera finalement restreint jusqu’au 1er août

La préfecture de Haute-Savoie vient d'annoncer que l'accès au sommet du Mont-Blanc serait restreint au moins jusqu'au 1er août. Cette décision, prise le 13 juillet dernier ne devait initialement durer que huit jours.
A 3815 mètres d'altitude, le refuge du Goûter est situé sur la voie royale qui mène au Mont-Blanc. Il n'est pas rare qu'il doive accueillir 140 voire 150 personnes au lieu des 120 autorisés. Le maire de Saint-Gervais dénonce une véritable "chienlit".
A 3815 mètres d'altitude, le refuge du Goûter est situé sur la voie royale qui mène au Mont-Blanc. Il n'est pas rare qu'il doive accueillir 140 voire 150 personnes au lieu des 120 autorisés. Le maire de Saint-Gervais dénonce une véritable "chienlit". © France 3 Alpes
L’accès au sommet du Mont-Blanc par l'itinéraire classique de l'Aiguille du Goûter sera finalement restreint jusqu’au 1er août, a annoncé ce vendredi la préfecture de Haute-Savoie.
 

Une mesure exceptionnelle pour tenter de faire baisser la fréquentation du site, visité bien au-delà de ses capacités d’accueil.

Depuis le 14 juillet dernier, seules les personnes justifiant d'une réservation au refuge du Goûter peuvent accéder au sommet du Mont-Blanc via cet itinéraire, au-delà du Glacier de Tête-Rousse. Ce nouvel arrêté prolonge cette restriction de huit jours, jusqu'au 1er août, et le préfet se réserve le droit de prolonger ces restrictions au-delà si la situation l'exige.
 

Le "dépassement récurrent et significatif de la capacité d'accueil du refuge du Goûter" induit des "risques graves d'atteinte à l'ordre public" en termes de sécurité, de salubrité et de tranquillité, justifie la préfecture dans son communiqué.

Le refuge ne peut accueillir normalement que 120 personnes, mais il arrive souvent qu’il y ait plus de 140 personnes en ses murs, ce qui peut poser des problèmes en termes de sécurité et provoquer des tensions voire des incidents entre les alpinistes.

Les personnes sans réservation mais en "état de détresse" seront en revanche accueillies "au titre du principe de solidarité en montagne". Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex dénonçait depuis longtemps ce problème. Il avait également menacé de fermer l’établissement.
 
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