Sauvetage d'Elisabeth Revol : les médecins de Sallanches vont essayer d'éviter les amputations

De gauche à droite, Catherine Destivelle, Frédéric Champly et le directeur de l'hôpital de Sallanches. / © Ariane Combes - France 3 Alpes.
De gauche à droite, Catherine Destivelle, Frédéric Champly et le directeur de l'hôpital de Sallanches. / © Ariane Combes - France 3 Alpes.

Elisabeth Revol était attendu ce mardi 30 janvier 2018 en fin de journée à Sallanches en Haute-Savoie. Partie d'Islamabad ce matin après son sauvetage dans l'Himalaya, l'alpiniste française sera hospitalisée pendant une bonne semaine. Une conférence de presse était organisée cet après-midi.

Par Yann Gonon avec Ariane Combes.

Elisabeth Revol devait arriver en fin d'après-midi ce mardi 30 janvier 2018 à l'aéroport de Genève. Elle devait ensuite être transférée à l'hôpital de Sallanches en Haute-Savoie aux alentours de 19h, pour y être soignée. Cet après-midi, le docteur Chambly, ainsi que le directeur de l'hôpital de Sallanches ont donné une conférence de presse.

C'est le docteur Frédéric Champly, chef du service des urgences à l'hôpital de Sallanches, qui va prendre en charge Elisabeth Revol. L'alpiniste, secourue dans l'Himalaya et qui souffre de très graves gelures, suivra un traitement quotidien à base de vasodilatateurs. Les produits lui seront injectés quotidiennement pendant environ 8 jours. L'objectif, selon le médecin est qu'elle récupère "un maximum de tissus".

Toujours selon le docteur Champly, Elisabeth Revol devrait suivre un protocole expérimental. Elle sera placée chaque jour, sous oxygène, dans un caisson hyperbare, à Genève. L'objectif est d'éviter au maximum les risques d'amputation. C'est seulement à l'issue de ce traitement d'une grosse semaine qu'une nouvelle scintigraphie osseuse sera réalisée. On saura alors si l'amputation d'un ou plusieurs doigts de pied peut-être évitée.

Quoi qu'il en soit, les gelures de l'alpiniste sont graves, de niveau 4 sur 4, toujours selon Frédéric Champly, qui se refuse pourtant à tout diagnostic avant d'avoir vu sa patiente.

L'alpiniste Catherine Destivelle était également présente lors de cette conférence de presse. Elle a rappelé que ce week-end tout le monde pensait que tout "était fini", pour Elisabeth Revol et son compagnon d'expédition polonais. Tomek Mackiewicz est finalement resté bloqué en montagne et seule la Française a pu être secourue, "un miracle" pour Catherine Destivelle.



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