Charles Hedrich boucle sa traversée de l'Atacama à pied en 32 jours

Parti le 7 avril, le Français Charles Hedrich a terminé samedi la traversée intégrale du désert chilien d'Atacama, le plus aride du monde, un défi réalisé à pied et en autonomie complète, en un peu plus de 32 jours .

© Respectons la terre

Hedrich a parcouru environ 1.400 km depuis Arica, à l'extrême nord du Chili, jusqu'à Copiapo, à 800 km au nord de Santiago, où il a débarqué samedi à 09h30 locales (14h30 françaises). 32 jours, 5 heures et 30 minutes de marche, en tractant un chariot de quelque 150 kg.
Victime d'une entorse à la cheville gauche au cours de son aventure, le Lyonnais a ensuite repris son rythme de croisière, pour une moyenne finale de 40,3 km par jour.

Sans filet !

Davantage que la distance, la difficulté de cette aventure résidait dans l'autonomie complète, sans ravitaillement extérieur si ce n'est les très rares points d'eau naturels. D'où ces litres d'eau à transporter, avec en prime un système permettant de recycler l'urine.
Parti de la zone la plus aride du désert d'Atacama, le marcheur a terminé son périple par la zone touchée par les inondations en mars. Ces intempéries ont fait 17 morts et 20 disparus selon le dernier bilan officiel, avec quelque 26.000 sinistrés.

L'aventure comme mode de vie

Rameur aguerri, auteur en 2012 du premier aller-retour en solo sur l'Atlantique, en 141 jours, Charles Hedrich est depuis une dizaine d'années un "aventurier professionnel". Sa carrière de globe-trotter sportif l'a ainsi conduit d'un Paris-Dakar en 2003 au sommet de l'Everest, en 2006, puis sur la ligne d'arrivée du triathlon ironman de Nice et de l'ultra trail du Mont-Blanc en 2011.

Prochain défi

Après cette traversée de l'Atacama, son 14e défi personnel, il devrait reprendre en juin sa tentative de liaison à la rame en solitaire entre Pacifique et Atlantique via le mythique passage du Nord-Ouest. Ce défi, lancé à l'été 2013, a été interrompu deux fois par le retour des glaces.
Sur les quelque 6.000 km entre détroit de Béring et détroit de Davis, dans l'Atlantique, il ne lui en reste plus que 1.000 environ, quand le dégel le permettra.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
aventure
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter