Covid-19 : deux chasseurs pris en flagrant délit de braconnage sur le plateau des Glières en Haute-Savoie

Ce fut pour les inspecteurs de l'OFB une longue nuit de guet et d'attente silencieuse : le 8 novembre dernier, ils ont interpellé deux chasseurs en flagrant délit sur le plateau des Glières en Haute-Savoie. Ils encourent des peines pour braconnage, et... non-respect du confinement.

Les braconniers étaient équipés d'une carabine avec modérateur de son et d'un projecteur pour "traquer" leurs cibles
Les braconniers étaient équipés d'une carabine avec modérateur de son et d'un projecteur pour "traquer" leurs cibles © Benoiit Guyonnaud, OFB
L’interpellation, plutôt mouvementée, a eu lieu sur le plateau des Glières, qui s’étend sur les communes de Glières-Val-de-Borne et de Fillière (74). Cette zone fait l'objet de surveillances régulières par les services de l’OFB (l’Office français de la biodiversité) qui exerce des missions de connaissance scientifique et technique sur les espèces, les milieux et leurs usages, mais aussi de surveillance et de contrôle des atteintes à l’environnement.

Ses inspecteurs ont des pouvoirs de police. C'est à ce titre qu'ils surveillent régulièrement le plateau des Glières, en Haute-Savoie. "Le plateau des Glières est une grande zone de moyenne montagne, relativement isolée, où ne se trouvent que quelques chalets d'habitations. Il se caractérise également par un abondant réseau de routes et pistes forestières ainsi qu’une bonne densité de gibier (cerfs et sangliers, ongulés de montagnes et petit gibier, notamment des lièvres). Le service est dans ce contexte régulièrement sollicité pour des actes de braconnage sur ce secteur qui est aussi une zone de présence de loups", précisent les inspecteurs de Haute-Savoie.



Ils encourent des peines de prison


En pleine nuit, les deux hommes ont donc été interpellés alors qu’ils étaient à bord d’un véhicule : "Après avoir forcé le premier contrôle, les délinquants ont été stoppés quelques kilomètres plus loin par une seconde équipe. Équipés d’une carabine avec lunette de visée et modérateur de son, chargée au moment du contrôle, ils éclairaient les pâturages à l’aide d’un projecteur à la recherche de «cibles»".

Leur matériel a été entièrement saisi. Outre le non-respect des règles de confinement, ils encourent des peines de prison ainsi que de fortes amendes "pour les délits de chasse de nuit en réunion et celui d’obstacle aux fonctions du fait d’avoir pris la fuite".

L’affaire est en cours d’instruction auprès du tribunal judiciaire d’Annecy.

Si en cette période de reconfinement, des dérogations ont été accordées à des chasseurs - ce qui a par d'ailleurs provoqué un tollé dans la region -, c'est uniquement dans des zones et des contextes délimités et spécifiques.
 
 
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