Haute-Savoie : l'affaire Manikakis devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-bains

Lundi 25 et mardi 26 mai, deux thononais vont répondre de violences aggravées, association de malfaiteurs et transport d’armes lors d’un contrôle d’identité qui avait abouti à la mort du jeune Nicolas Manikakis en 2017. 
 

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Illustration © MARTIN BUREAU / AFP
 Ce lundi 25 mai débute devant le tribunal correctionnel de Thonon le procès de deux jeunes hommes, Costa Manikakis et Imad Moutmir, poursuivis pour violences aggravées, association de malfaiteurs et transport d’armes.

Les faits remontent au 21 novembre 2017. Ce soir-là, alors que des coups de feu ont été signalés dans le quartier de Collonges à Thonon, un équipage de la BAC procède au contrôle de quatre personnes armées et cagoulées circulant à bord d’une Clio. C’est alors qu’aux dires des policiers, Imad Moutmir, le conducteur aurait tenté d’écraser l’un des fonctionnaires. Son collègue ouvre le feu touchant mortellement Nicolas Manikakis (frère de Costa) assis à l’arrière du véhicule.

   

L’enquête ayant établi que le policier avait tiré après avoir vu une arme et le véhicule foncé sur son collègue, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) conclura quelques mois plus tard à la légitime défense. 

Désigné comme le porteur d’un pistolet, Costa Manikakis (frère du jeune homme décédé) avait initialement été mis en examen pour tentative d’homicide mais ce chef d’accusaton n’a finalement pas été retenu ce qui explique que l’affaire ne soit pas jugées aux Assises. Le procès qui se tient à huis-clos en raison des mesures sanitaires liées au Covid devrait durer deux jours. Le 4e occupant du véhicule, mineur à l’époque des faits sera jugé dans un second temps par le tribunal pour enfants.




 
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