Haute-Savoie : la grippe aviaire de retour dans une basse-cour, l'ensemble des oiseaux abattus

Un foyer de grippe aviaire a été détecté dans la "basse-cour d'un particulier" en Haute-Savoie. C'est le premier cas de la maladie dans le département, indique la préfecture, qui a ordonné l'abattage des animaux.

© maxppp

Ce foyer d'influenza aviaire (communément appelée grippe aviaire) "hautement pathogène de type H5N8" a été détecté sur la commune de Messery, sur les bords du lac Léman.

La préfecture "a ordonné le 13 avril l'euthanasie de l'ensemble des oiseaux de la basse-cour et diligenté des investigations épidémiologiques pour identifier, si possible, la source de la contamination".

 

Des mesures sanitaires dans un rayon de 10 kms autour du foyer

La Suisse voisine a été avertie, comme l'exige la procédure, précise la préfecture. Les autorités ont étendu la zone de protection autour du foyer infecté à 10 kilomètres, périmètre à l'intérieur duquel les volailles doivent être confinées.

Dans ce périmètre réglementé des 10 km, les mesures suivantes sont en place :

 

 

Des mesures pour éviter la contagion des filières professionnelles

Le préfet de la Haute-Savoie appelle l’ensemble des acteurs concernés, "en particulier les transporteurs et les détenteurs particuliers de basses-cours à appliquer strictement les mesures de protection contre l’influenza aviaire".

La mise en oeuvre de ces mesures "est une condition indispensable pour limiter la propagation du virus et éviter au maximum qu’il atteigne les filières avicoles professionnelles".

Toutes les informations sont à retrouver sur le site du Ministère ICI
 

Pour rappel, ce virus de l’influenza aviaire (H5N8) atteint exclusivement les oiseaux ; il n’est pas transmissible à l’Homme.

Le virus de l'influenza aviaire s'est répandu cet hiver dans les élevages du sud-ouest de la France, réputé pour sa production de foie gras. Sa progression a fini par être enrayée au prix de l'abattage, souvent préventif , de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards.

Le 8 avril dernier, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie s'était félicité qu'aucun foyer de cette souche n'ait été détecté depuis deux semaines, indiquant qu'il "faut rester vigilant, car il peut repartir à tout moment".

 

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