Cet article date de plus de 3 ans

Haute-Savoie : des résidents lancent une pétition contre les cloches des vaches

C'est une pétition plutôt surprenante qui a été adressée au maire du Biot en Haute-Savoie. Des résidents se plaignent du tintement des clarines (cloches) que portent les vaches dans le pâturage en face de chez eux.

© Wikipédia
Henri-Victor Tournier, le maire du Biot en Haute-Savoie, se souviendra certainement longtemps du courrier électronique reçu le 21 août dernier. 

Il s'agissait d'une pétition émanant d'une dizaine de propriétaires de la station du col du Corbier située sur sa commune. Les signataires se plaignent de nuisances sonores. Celles occasionnées par le bruit des cloches portées par les vaches, qui broutent dans les alpages en face de leurs appartements. 

Le premier réflexe du maire, qui a déjà eu affaire à d'autres pétitions, a été de se référer aux factures d'eau des mécontents. Pour vérifier s'ils habitaient au Corbier à l'année, ou uniquement pour les vacances. Il s'avère qu'à part un propriétaire, tous les autres ne possèdent que des résidences secondaires. 

"Si la pétition venait uniquement de résidents à l'année, je pourrai comprendre; mais là ce n'est pas le cas. Il y a quand même pire que d'entendre les cloches des vaches. Je pense notamment à la RD 32 qui se trouve juste sous la station et qui fait bien plus de bruit", nous indique le maire, lors d'un entretien téléphonique. 

durée de la vidéo: 01 min 49
Une pétition contre les cloches des vaches

Les vaches resteront dans les pâturages


L'édile, qui souhaite quand même apaiser les esprits, a pris contact avec l'alpagiste afin de réduire la taille des cloches. Mais pas question de déplacer les vaches qui font "partie du paysage. Et elles permettent à la municipalité d'économiser environ 7 000 euros pour entretenir écologiquement notre station de montagne douce."

Il invite les pétitionnaires à venir au prochain conseil municipal qui aura lieu le 13 octobre. Même s'il estime que peu se déplaceront... certainement repartis vers leur résidence principale. 


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
polémique société