Haute-Savoie: soupçonné du meurtre d'un compatriote, un Tunisien de 40 ans mis en examen et incarcéré

Un Tunisien d'une quarantaine d'années, arrêté mercredi dernier, a été mis en examen et incarcéré ce vendredi 6 novembre pour le "meurtre" d'un compatriote, des faits qu'il reconnaît avoir commis pour lesquels il nie l'intention de tuer, a-t-on appris auprès du parquet d'Annecy et de la gendarmerie.
C'est ici que la victime a été découverte sur le bord de ce rond-point de la Technopole d’Archamps. Les gendarmes ont aussitôt "gelé" la scène.
C'est ici que la victime a été découverte sur le bord de ce rond-point de la Technopole d’Archamps. Les gendarmes ont aussitôt "gelé" la scène. © Gendarmerie Nationale
Les faits remontent au 17 septembre dernier au petit matin, à 7h 30. le corps sans vie d'un homme jeune, d'une trentaine d'années, avait été découvert au bord d'un rond-point de la commune d'Archamps. 

"De nombreuses traces de sang étaient visibles sur la chaussée et confortaient les constatations médico-légales: l'homme est décédé à la suite de blessures infligées avec un couteau", précisent  les gendarmes de Haute-Savoie, chargés de l'enquête, dans un communiqué diffusé à la presse.

La victime n'est toujours pas identifiée

La victime, qui n'avait sur elle aucun document permettant de l'identifier, "est toujours inconnue, vraisemblablement un étranger en situation irrégulière d'origine tunisienne", a indiqué  la procureure de la République Véronique Denizot.

Les recherches techniques des enquêteurs ont permis d'identifier l'auteur présumé, "un homme de nationalité tunisienne et travaillant dans le bâtiment en Haute-Savoie". Il a été interpellé mercredi matin à Sixt-Fer-à-Cheval, à environ 70 km d'Archamps.

En garde à vue, il a reconnu "avoir blessé son camarade (...) pour un différend entre eux" et précisé "l'avoir laissé à Archamps sans penser que les blessures faites pouvaient être mortelles", ont expliqué les gendarmes.

"Le mis en cause explique qu'il s'est senti en danger, et reconnaît avoir porté les coups de couteau mais nie toute intention homicide", a ajouté Mme Denizot.
 
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