L'incendiaire présumé du local du Secours Catholique de la Roche-sur-Foron a été arrêté par les gendarmes

A 15 ans seulement, un jeune pyromane présumé a été arrêté par la gendarmerie. Il a reconnu avoir mis le feu ce dimanche au local du Secours Catholique, ainsi qu'à quatre autres endroits. Interpellé, il a été mis en examen.

C'est une série de barrages et de contrôles, et une opération de recherches de grande ampleur, qui ont permis l'arrestation du présumé pyromane. Le jeune de 15 ans habite Arenthon, en Haute-Savoie.

Dimanche dernier, plusieurs départs de feux ont été signalés. Vers 17h, une épaisse fumée est repérée à côté de l'autoroute A40, juste après le début de l'incendie du local du Secours Catholique. Puis vient un troisième incendie : il s'agit cette fois de deux pelleteuses qui brûlent sur un terrain vague. Les gendarmes de la Roche-sur-Foron, aidés par leurs collègues de Bonneville, établissent des barrages pour resserrer l'étau en un temps très bref. Ils parviennent à interpeller trois mineurs de 15 ans.

L'un d'entre eux était déjà défavorablement connu des services. Les gendarmes ont pris soin de lui poser des gants spécifiques dès son arrestation, pour préserver des preuves. 

Un pyromane qui allait continuer"


En garde à vue, le jeune de 15 ans a reconnu au moins 5 incendies criminels. Outre le local du Secours Catholique, il y a le feu du 21 octobre qui a détruit une partie du matériel du Festival des Vieux Métiers de Cornier, provoquant un choc sur place. Le jeune homme a reconnu également l'incendie du 16 septembre qui a détruit un corps de ferme, provoquant l'intervention des pompiers sur plusieurs jours pour éteindre les flammes dans un silo à grains.

Pendant sa garde à vue, il a confirmé que sans son arrestation, il aurait continuer à déclencher des incendies.

Déféré devant le juge des enfants, il a été mis en examen puis renvoyé dans un centre éducatif de Lyon. Le préjudice total atteint plusieurs centaines de milliers d'euros. Les deux autres mineurs arrêtés pourraient être des accompagnateurs, mais l'enquête continue.