La Roche-sur-Foron ( Haute-Savoie ) :Un éducateur soupçonné d'agressions sexuelles sur mineurs souffrant de troubles psychiques

Un moniteur-éducateur de 28 ans, suspecté d'agressions sexuelles sur des mineurs d'un centre spécialisé dans l'encadrement de jeunes atteints de troubles psychiques, a été mis en examen ce vendredi 31 août en Haute-Savoie.

Interpellé le mercredi 29, le moniteur-éducateur a été mis en examen pour "des faits de relations sexuelles sur mineurs de 15 ans, détention d'images pédopornographiques, corruption de mineurs et propositions sexuelles à des mineurs de 15 ans", a précisé le parquet de Bonneville en charge de l'affaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

C'est l'un des pensionnaires du centre de La Roche-sur-Foron qui a révélé des agressions sexuelles à une autre éducatrice du centre et déposé plainte. Selon le parquet, les faits ont eu lieu entre juin et juillet 2015. 

Agé de 28 ans, l'homme qui ne posséde pas d'antécédents judiciaires, travaillait depuis le début de l'année 2015 au sein du Dispositif expérimental d'accueil temporaire (DEAT) de La Roche-sur-Foron, une structure pour adolescents de 10 à 17 ans souffrant de troubles psychotiques et du comportement.

Pour l'heure, trois victimes âgées de 12 à 15 ans ont été identifiées par les enquêteurs de la brigade de gendarmerie de La Roche-sur-Foron, à qui l'enquête a été confiée. Deux d'entre elles sont des mineurs du centre où il avait été embauché.

"La plupart des autres agissements de cet homme ont été menés par internet: il se connectait via Facebook avec des mineurs de moins de 15 ans pour obtenir, principalement, des photos d'eux nus", a précisé le parquet de Bonneville, confirmant une information de France Bleu Pays de Savoie.

Auparavant, l'homme avait enchaîné "des petits boulots qui n'étaient pas en lien avec des mineurs, ni avec ce domaine-là. Il n'a pas donné beaucoup d'explications devant les enquêteurs et conteste les faits de relations sexuelles", a ajouté le parquet de Bonneville.

D'autres investigations doivent être menées dans le prochains jours pour savoir si l'homme a fait d'autres victimes. Il risque dix années d'emprisonnement.