Le sénateur de Haute-Savoie Jean-Claude Carle dans la tourmente d'une enquête sur des détournements

Jean-Claude Carle, sénateur UMP de Haute-Savoie et vice-président du Sénat. / © France 3
Jean-Claude Carle, sénateur UMP de Haute-Savoie et vice-président du Sénat. / © France 3

En tant que trésorier du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Carle a été entendu dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de détournement frauduleux. Des dotations versées au groupe UMP du Sénat auraient été détournées via deux associations. 

Par France 3 Alpes avec AFP

L'affaire est révélée ce mardi 20 mai dans les colonnes du quotidien Le Parisien. Un peu plus de 400.000 euros auraient été versés en chèque, entre 2009 et 2012, par le groupe UMP du Sénat à l'Union républicaine du Sénat. Une partie de cette somme aurait par la suite été débitée au profit de plusieurs sénateurs. Également au centre des interrogations des enquêteurs, des versements, dont le montant n'a pas été précisé, à une autre association, le Cercle de réflexion et d'études sur les problèmes internationaux (Crespi).

A l'automne 2013, le parquet de Paris a confié à un juge parisien, René Cros, une information judiciaire pour abus de confiance et blanchiment. En avril, un réquisitoire supplétif a été pris pour élargir l'enquête à des faits de détournement de fonds publics.

Au titre de la "distribution" aux associations, Jean-Claude Carle est donc concerné par l'enquête. Il a d'ailleurs été entendu. Ce n'est visiblement pas le versement aux associations qui est en cause, -le groupe UMP du Sénat a l'habitude de contribuer à la vie de ces structures-, mais plutôt l'utilisation de cet argent. Jean-Claude Carle refuse pour l'heure de commenter. 

En revanche, le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a souligné que la Haute assemblée n'avait "aucune responsabilité" dans l'utilisation des dotations attribuées à ses groupes politiques. Pour Jean-Pierre Bel "en aucun cas ces faits, s'ils étaient avérés, ne mettent en cause le Sénat dans sa gestion budgétaire". Il s'est réservé le droit de "donner les suites qui se révèleraient nécessaires" à ce dossier.

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