Méribel-les-Allues : mort de 2 savoyardes dans le Canal du Midi, la thèse criminelle privilégiée

La piste criminelle est finalement privilégiée après la mort de Karine Tatout et de sa fille Alexandra dont les corps sans vie avaient été retrouvés dans le canal de Vias (Hérault) en juillet dernier. Le compagnon de Karine Tatout, un moniteur de l'ESF de Méribel a été mis en examen pour meurtre.

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Illustration © Lionel VADAM / MAXPPP

Selon une information révélée fin mai par le Midi Libre et confirmée par le Parquet de Béziers, la mort de Karine Tatout et de sa fille Alexandra, deux savoyardes dont les corps sans vie avaient été retrouvés en juillet dernier dans le Canal de Vias (Hérault) n'est pas accidentelle mais criminelle. Le compagnon de Karine Tatout a été arrêté.

Les faits remontent au 25 juilllet 2020 lorsque les pompiers de l'Hérault appelés dans la nuit pour une voiture tombée à l'eau découvrent le corps d'une jeune femme dans le canal de Vias. Malgré des heures de recherches, aucun véhicule n'est alors retrouvé et les circonstances du drame restent floues. L'affaire rebondit une semaine plus tard quand un second corps, celui d'une femme âgée d'une soixantaine d'années est à son tour repêché. Cette fois, les enquêteurs parviennent à localiser un véhicule.

D'après les informations de nos confrères de France 3 Occitanie, c'est cette deuxième victime qui avait appelé les pompiers samedi soir pour dire que sa voiture était tombée dans le canal après une sortie de route, et que l'eau commençait à monter à l'intérieur. A bord se trouvaient également son compagnon, la soixantaine lui aussi, au volant de la voiture, et sa fille adoptive, âgée quant à elle d'une vingtaine d'années. L'homme avait pu rejoindre le camping qui se trouvait à proximité, dans un état d'hypothermie avancé et avait été conduit au centre hospitalier de Béziers.

C'est donc lui qui a été interpellé. Moniteur de ski, originaire du sud de la France, l'homme enseignait au sein de l'ESF de Méribel. 

L'argent comme mobile ?

Les circonstances de la mort des deux victimes, l'une noyée, l'autre morte d'une crise cardiaque selon les conclusions de l'autopsie avaient conduit la gendarmerie a pousser l'enquête, l'eau en cette endroit étant stagnante et la berge toute proche.Le mobile pourrait être celui de l'argent. Selon nos confrères du Dauphiné-Libéré,  Karine Tatout et l'homme qui a été arrêté s'étaient récemment pacsés via un acte notarial stipulant qu'il hériterait de la fortune de Karine Tatout, estimée à au moins 6 millions d'euros. Il a été mis en examen pour meurtre.

 

 

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