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Nouvelle commune de Glières-Val-de-Borne en Haute-Savoie. A Entremont, la peur de disparaître dans un mariage forcé

Petit-Bornand-les-Glières / © Marion Feutry / France 3 Alpes
Petit-Bornand-les-Glières / © Marion Feutry / France 3 Alpes

C'est la huitième fusion de communes en Haute-Savoie : Petit-Bornand-les-Glières et Entremont se sont unies depuis le 1er janvier 2019. Elles forment désormais une seule et même commune : Glières-Val-de-Borne. Une fusion qui ne plaît pas à tout le monde, notamment du côté d'Entremont.
 

Par Anne Hédiard, avec Marion Feutry.

En Haute-Savoie, Petit-Bornand-les-Glières et Entremont se sont unies depuis le 1er janvier pour former une seule et même commune : Glières-Val-de-Borne.

Une fusion encouragée par l'Etat par le maintien des dotations pendant 3 ans. Pourtant la fusion ne plaît pas à tout le monde, en particulier à Entremont, petit village de 600 habitants, où certains parlent d'un mariage forcé !

Une association, Adelove21 (Association pour une démocratie locale vivante à Entremont), s’est battue pour demander, pétition à l’appui, l’organisation d’un référendum communal... en vain.

L’ancien maire d’Entremont (1989-2014), Gilles Maistre, fait partie de cette association : il dénonce "un mariage forcé". "Cette fusion, c’est une honte pour la démocratie". Il dénonce aussi une "magouille politicienne", une fusion imposée dans l’urgence. Il n’est pas contre la fusion mais aurait voulu que la population soit consultée.  

Principal problème : Entremont, faisait partie de la communauté de communes des Vallées de Thônes (CCVT) tandis que Petit-Bornand-les-Glières appartenait à la communauté de communes de Faucigny Glières (CCFG) (basée à Bonneville).

Pour fusionner, il fallait que les deux communes se regroupent au sein de la même intercommunalité. C’est la CCFG qui a été choisie.

Or, pour Gilles Maistre, "A Entremont, nous sommes tournés vers les Aravis. En nous changeant de communauté de communes, on nous coupe de notre bassin de vie".

Voir le reportage de Marion Feutry et Maxime Quéméner.
 

 

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