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Pas de brucellose dans les élevages de Haute-Savoie mais bouquetins et chamois sont placés sous surveillance

Il y a un an, après un cas de brucellose dans un troupeau du Grand Bornand, une gigantesque opération de contrôle avait été lancée. Finalement, les élevages de Haute-Savoie sont indemnes de toute contamination. En revanche, bouquetins et chamois sont "surveillés" et un plan d'action est prévu.
La chaîne du Bargy, un massif de Haute-Savoie où l'on entend les cloches des vaches le printemps venu. Elles vivent alors à deux pas de la faune sauvage sur les communes de Mont-Saxonnex, du Petit et du Grand Bornand et du Reposoir.

En avril 2012, c'est là que la brucellose a refait son apparition, le premier cas en France depuis dix ans. Une maladie bactérienne qui touche essentiellement le cheptel bovin, caprin et ovin et qui peut entraîner des complications graves chez l'homme en cas de contamination, notamment en mangeant des produits laitiers.

La crise passée, les services de l’État ont lancé une campagne de dépistage sur près de 12.000 bovins, caprins et ovins. Les élevages de Haute-Savoie se sont révélés indemnes de toute contamination.

Dans le même temps, chamois, cerfs et bouquetins du massif du Bargy ont fait l'objet d'une surveillance accrue avec des prélèvements et la présence d’un réservoir sauvage de la maladie a pu être identifiée, principalement chez les bouquetins âgés.

Un risque qui "doit être maîtrisé pour assurer la sécurité de nos élevages", explique-t-on en préfecture, "c'est pourquoi un plan d'action vient d'être mis en place pour la saison d'estive qui s'annonce".

Une surveillance renforcée


En premier lieu, la surveillance sanitaire des "ongulés" sauvages est renforcée avec abattage des animaux malades. Une campagne de protection des cheptels exposés est programmée et la surveillance sanitaire des troupeaux demeure d'actualité.

Surveillance des "ongulés" sauvages

D'après les services de l'État, la surveillance a pour but de mieux connaître la population de bouquetins présente sur le massif, le lien potentiel avec les populations voisines de bouquetins des Aravis et de Sous-Dine, ainsi que la dynamique de l’infection au sein des hardes de bouquetins.

Dès le mois d'avril, deux importantes opérations de surveillance renforcée seront
réalisées pour détecter et abattre les bouquetins présentant des signes cliniques de brucellose. Pour les animaux apparemment sains, des opérations de prélèvement aléatoire seront effectuées par téléanesthésie, pour environ 80 bouquetins. Les individus qui présenteront une sérologie positive seront abattus à des fins d’épidémiosurveillance.

Un programme conduit par l'Office National de la Chasse et qui devrait mobiliser des moyens importants financés par l’État, le conseil général de la Haute-Savoie et les trois communautés de communes : Faucigny-Glières, Cluses Arve et Montagnes et des Vallées de Thônes.

Protection des cheptels exposés

Les zones de contact bouquetins-cheptel domestique doivent d'abord être déterminées et de nouvelles pratiques pastorales devraient en découler.

Surveillance sanitaire des troupeaux

Les dépistages seront obligatoires avant la montée en alpage et à la descente. Des autocontrôles réguliers sur le lait devront également être réalisés pendant la période d'estive.

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