Pollution dans la vallée de l'Arve : comme chaque hiver, la vitesse de nouveau limitée sur autoroute dès le 1er novembre

La préfecture de Haute-Savoie applique le volet routier du plan de protection de l'atmosphère de la vallée de l'Arve. Depuis 2012, chaque hiver la vitesse est réduite sur les axes routiers et autoroutiers de la vallée pour limiter l'émission de gaz à effet de serre.

Dès lundi prochain, 1er novembre, les automobilistes sont prévenus : s'ils empruntent les autouroutes A410, A411 et A40 dans la vallée de l'Arve, ils devront rouler à 110 km/h et non plus à 130 km/h et ce, jusqu'à fin mars 2022.

Entre Annemasse et Chamonix, au pied du Mont-Blanc, la vallée de l'Arve est régulièrement sujette aux alertes à la qualité de l'air. Particules fines, oxydes d'azote ou encore hydrocarbures aromatiques polycliniques : le cocktail des émissions néfastes pour la santé revient chaque année noyer la vallée d'un nuage de pollution.

Dès l'automne, la combinaison de la remise en marche des systèmes de chauffage résidentiels, de l'activité industrielle et du trafic routier génèrent régulièrement des pics de pollution.

Depuis 2012, un plan de protection de l'atmosphère a été mis en place pour tenter d'enrayer le phénomène. Dans son volet transports, il prévoit notamment une réduction de la vitesse sur autoroutes entre le 1er novembre et le 31 mars. La préfecture de Haute-Savoie active donc cette série de mesures dès lundi prochain.
 

Les secteurs à plus de 90 km/h concernés sur routes et autoroutes

Elles concernent les secteurs de l'A410 situés entre le col d'Evires et la bifurcation avec l'A40/A410 à Scientrier, ainsi que les portions de l'A411 et de l'A40 entre la douane de Vallard jusqu'au Fayet.

Le réseau secondaire est également concerné. La départementale RD19 entre Ayse et Marignier sera désormais limitée à 90 km/h et non plus à 110 km/h.

155 000 personnes résident à l'année dans la vallée de l'Arve. Selon une étude datant de 2017, 8% de la mortalité prématurée constatée localement serait attribuable à la pollution, soit 85 décès chaque année.

Fin 2020, la justice avait reconnu la "carence fautive" de l'État dans la lutte contre la pollution en vallée de l'Arve, sans pour autant condamner les pouvoirs publics. 

 

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