Pollution dans la vallée de l'Arve, les pistes du préfet de Haute-Savoie

Depuis le 30 novembre, les habitants de la vallée de l'Arve ne cessent de vivre des pics de pollution. Un épisode de 36 jours qui vient de prendre fin. Interrogé par France 3 Alpes, le préfet de la Haute-Savoie Pierre Lambert évoque plusieurs axes pour améliorer la qualité de l'air dans région. 

Des mesures ont déjà été prises pour réglementer la circulation des camions de type Euro 0, Euro 1 et Euro 2. Mais peut-on aller plus loin et comment pour réduire la pollution dans la vallée de l'Arve qui suffoque? "En décembre puis en janvier, j'ai dû effectivement prendre des mesures", explique Pierre Lambert, le récent nouveau préfet du département. 

"Ce sont des mesures d'urgence pour limiter la circulation des camions les plus anciens et inciter les transporteurs à moderniser leur flotte", poursuit-il. "Mais c'est aussi une question de trafic international, et il faudrait que le Quai d'Orsay s'empare du problème pour saisir nos voisins italiens et rendre les mesures plus contraignantes sur la durée". 

Sur les 600.000 camions qui empruntent le tunnel du Mont Blanc chaque année, 50.000 sont italiens. 

Les industriels ont réduit leur activité


La pollution n'est toutefois pas uniquement liée à la circulation des poids-lourds. Les industries sont aussi pointée du doigt. Certaines comme SGL Carbon ou Sitom ont été contrôlées. Elles se sont révélées aux normes, mais elles ont tout de même pris des mesures exceptionnelles. 

Le préfet explique que SGL Carbon, dont l'usine dégage des poussières, "a réduit son activité" et que la société compte mettre en place "un contrôle en continu". 


Le chauffage au bois, principal pollueur


Reste que la principale cause de pollution dans la vallée de l'Arve en hiver, est le chauffage au bois. "Il est responsable de 80% de la pollution aux particules fines" appuie le préfet. 

Pour aller plus loin que le Fonds Air Bois créé en 2013, il est question d'augmenter les aides de 1000 à 2000 euros pour inciter les particuliers à changer de mode de chauffage. 

"Il y aurait 15.000 chaudières défectueuses et polluantes" ajoute Pierre Lambert, "et nous n'avons traité que 2200 dossiers". 


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