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Rythmes scolaires. “Nos enfants sont fatigués”, témoignent des parents de Vétraz-Monthoux (Haute-Savoie)

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Trois semaines après la rentrée, et la généralisation des nouveaux rythmes scolaires, des parents témoignent d'une certaine fatigue de leurs enfants dans cette école de Haute-Savoie. Du coup, mères et pères envisagent encore de se mobiliser à Vétraz-Monthoux. Un boycott est prévu. 

Par Franck Grassaud

"C'est pas logique tout ça. On aurait pu réduire les vacances au lieu de les obliger à venir cinq jours et à se lever tous les matins. Cette mesure n'est vraiment pas bénéfique pour les enfants", explique un père devant l'école maternelle François Dolto, à Vétraz-Monthoux. Et il n'est pas le seul à prendre la parole, alors que les parents attendent leurs enfants qui s'apprêtent à sortir. "Ils sont très fatigués, je me demande comment l'apprentissage peut être encore possible avec ces longues semaines", ajoute cette maman.

Il y a un an, alors que ces nouveaux rythmes scolaires venaient d'être mis en place à Grenoble, les réactions des parents étaient un peu les mêmes. "C'est marrant", expliquait alors une mère, "avant, quand on allait les chercher à l'école, on parlait de la pluie et du beau temps avec les autres parents, aujourd'hui on parle de la fatigue de nos enfants et on se souvient qu'avant ils avaient le mercredi pour se reposer et ça, c'était super."

Sentiment partagé dans ce village de Haute-Savoie où l'on a décidé d'une nouvelle action, après sondage des parents. 56 élèves sur 100 n'iront pas à l'école maternelle mercredi 1er octobre. "Au moins, ça leur fera un jour de repos!", justifie un parent. Mais la portée du mouvement va au-delà. Les grévistes espèrent que ces grognes dans toute la France remonteront jusqu'au Ministère, "sait-on jamais!". 

Reportage Nathalie Rapuc et Maxime Quéméner
"Le mercredi fatigue nos enfants"

La maire du village comprend l'inquiétude des parents, surtout ceux qui ont des enfants en bas âge: "on ne peut pas traiter un enfant de 3 ans comme on traite un enfant de 8 ans, pour eux il faudrait une dérogation."

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