Ski alpin: Tessa Worley regoûte à la victoire en géant juste avant les Jeux

Un succès à point nommé: pour le dernier géant avant les JO-2018 à Pyeongchang (9-25 février), Tessa Worley a signé ce samedi 27 janvier sa première victoire de l'hiver à Lenzerheide (Suisse), faisant le plein de confiance avant le départ pour la Corée du Sud.

Par AFP

Lauréate de son premier petit globe de cristal en 2017, Worley a tourné autour de la première marche du podium cet hiver en Coupe du monde --trois fois deuxième en six courses, à Sölden, Courchevel et Kranjska Gora-- sans jamais réussir à grimper dessus.

Trois skieuses lui ont toujours barré la route vers la victoire depuis octobre: l'Américaine Mikaela Shiffrin, vainqueur à deux reprises, l'Allemande Viktoria Rebensburg, qui compte trois succès cet hiver, et l'Italienne Federica Brignone qui en a signé un.

La Bornandine de 28 ans n'avait pas encore réussi à enchaîner deux manches complètes le même jour cette saison, accusant souvent un retard sur ses rivales après la première, difficile à rattraper pour aller jouer la gagne en seconde.

"Depuis le début de l'hiver, il m'est arrivé de faire de bons passages, de bonnes sections, mais jamais deux manches pleines dans une course. Je recherchais vraiment cela, notamment en première manche", a commenté la skieuse française en conférence de presse.

Elle dispose désormais d'une course référence. A Lenzerheide samedi, dans des conditions de neige dures et sur une piste extrêmement exigeante, Worley a livré une démonstration sur son premier passage sur la piste Silvano-Beltrametti, malgré une grosse frayeur à mi-parcours et une erreur avant l'arrivée, qui lui a coûté un peu de vitesse.

 Match à quatre aux Jeux 

De nombreuses concurrentes ont été surprises sur le premier tracé, sur lequel Worley s'est offert un petit matelas d'avance sur la concurrence: une demi-seconde sur Rebensburg, toutes les autres à plus d'un seconde.

Restait à fermer le portillon de départ en seconde manche, position qu'elle connaît et qu'elle maîtrise à merveille puisque lors de ses deux titres mondiaux (2013 et 2017), elle s'était retrouvée dans la même situation.

Le duel annoncé avec Rebensburg a tenu ses promesses, et le petit bolide de l'équipe de France a su conserver sept précieux centièmes sur la ligne.

"Je suis contente d'avoir pu conserver une petite marge, et réussi à gagner, malgré quelques erreurs", a-t-elle ajouté.

Worley a notamment failli partir à la faute sur les premières portes de la seconde manche. "Je me suis dit que j'avais perdu ma demi-seconde d'avance. J'étais un peu déçue de cette erreur, car elle venait juste après le départ. Elle était un peu bête",
a-t-elle reconnu.

Signe d'une régularité hors-pair au plus haut niveau et au sommet, Worley compte désormais sept saisons de Coupe du monde avec au moins une victoire en slalom géant, autant que les références slovène Tina Maze et liechtensteinnoise, Hanni Wenzel, alors que seule l'Autrichienne Anita Wachter a fait mieux (huit saisons avec au moins une victoire en géant).

Et encore, la Haut-Savoyarde a connu une saison blanche au cours de l'hiver 2014, la faute à une vilaine blessure, une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit en décembre 2013, qui l'a éloignée des Jeux de Sotchi. Et elle aura mis deux saisons à revenir au plus haut niveau.

Avec ce succès, Worley se replace ainsi au niveau des Shiffrin, Rebensburg et Brignone, passée à côté de sa course dans les Grisons, seulement 9e à plus de deux secondes.

La lutte pour l'or olympique, sur une course d'un jour entre les portes larges, se dessine a priori autour d'un match à quatre dans près de deux semaines en Corée du sud.

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