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Tuerie de Chevaline : Les prélèvements ADN des enquêteurs sont en cours

Des prélèvements ADN des enquêteurs qui ont approché la scène du quadruple meurtre de Chevaline sont en cours après la découverte de l'empreinte génétique de l'un d'eux sur un scellé.
Une centaine d'enquêteurs font l'objet ce samedi de prélèvements ADN
Une centaine d'enquêteurs font l'objet ce samedi de prélèvements ADN
Eric Maillaud, le procureur de la République d'Annecy l'a confirmé ce samedi 13 avril, une centaine de personnes - enquêteurs, pompiers, médecins et techniciens de  laboratoire - vont subir des prélèvements de salive afin que leur ADN soit répertorié dans une base de données qui permettra de "discriminer tout de suite l'un d'eux, si un ADN est retrouvé sur un scellé".

A l'origine de cette campagne, la découverte de l'ADN d'un expert balistique sur un scellé, qui avait été analysé auparavant par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). 
A l'exception de cette trace découverte sur un scellé,  "aucune autre trace ADN n'a pour l'instant été retrouvée", a précisé Eric Maillaud  qui a démenti formellement l'hypothèse selon laquelle cet ADN pourrait être celui du meurtrier, comme l'avaient avancé certains médias. Le journal britannique The Telegraph, ce samedi a titré: "l'ADN trouvé sur la scène de crime pourrait être celui du tueur".

Les scellés sont envoyés à l'IRCGN, qui procède à des analyses biologiques permettant de relever d'éventuelles empreintes génétiques. Ce n'est qu'ensuite que sont pratiquées les expertises techniques, comme par exemple les analyses balistiques.

"Si toutes les précautions sont prises" lors de la première étape, "les manipulations destinées à vérifier les caractéristiques techniques s'effectuent à main nue en raison de la difficulté de manipulation", a observé M. Maillaud.

L'empreinte ADN sur le scellé incriminé avait été découverte lors d'une troisième phase d'analyses encore plus poussée, réalisée dans un laboratoire Bordelais.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, Britannique d'origine irakienne de 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, avaient été tués par balles à Chevaline, près d'Annecy, où ils passaient des vacances. Leurs corps, ainsi que celui d'un cycliste français, victime collatérale, avaient été découverts sur le parking forestier de la combe d'Ire. Les deux fillettes du couple avaient survécu à la fusillade, mais l'aînée, Zainab, avait été grièvement blessée.
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