Un guide de haute montagne fait une chute mortelle dans le massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie

Ce vendredi 12 août, en début de matinée, un guide de haute montagne a fait une chute mortelle dans le massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, lors d'une sortie avec un client.

Ce vendredi, vers 9H00 du matin, un guide de haute montagne de 67 ans est mort dans le massif du Mont-Blanc, après avoir fait une chute lors d'une sortie avec un client. 

Selon les premiers éléments de l'enquête, le drame a eu lieu au pied de la Contamine-Grisolles, l'une des voies normales menant au Triangle du Tacul, un sommet du massif du Mont-Blanc culminant à 3.970 mètres d'altitude. La cordée, composée du guide domicilié dans la vallée de Chamonix et de son client de 50 ans, aurait dévissé alors qu'elle se trouvait dans le premier tiers de l'ascension, à plus de 3.600 mètres d'altitude.

Une chute de pierres à l'origine ?

"Dans ses premiers mots aux secouristes, le client a parlé d'une chute de pierres en amont. Elle a pu frapper ce dernier sur son sac et déséquilibré la cordée, qui progressait à ce moment-là sans relais de sécurité", a précisé le PGHM de Chamonix. Dans sa chute de plus de 200 mètres, le guide haut-savoyard aurait heurté de la tête des rochers en pied de voie et serait mort sur le coup. Son client, souffrant de deux traumatismes "sévères" mais dont le pronostic vital n'est pas engagé, a été transporté à l'hôpital de Sallanches, en Haute-Savoie.

Une enquête ouverte

Le PGHM de Chamonix reste très prudent quant aux causes de l'accident. L'hypothèse d'une faute technique n'est pas, pour l'heure, privilégiée. "Le choix de la course n'est en aucun en cause. En revanche, ce parcours est très fréquenté. Reste à déterminer si la chute de pierres est bien à l'origine du dévissage. Et si c'est bien le cas, il faudra déterminer, si c'est une chute naturelle, ou si elle a été provoquée par une autre cordée circulant au-dessus. Ce qui n'est pas sûr", a précisé le lieutenant-colonel Stéphane Bozon. Une enquête, confiée au peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix par le parquet de Bonneville, a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.