Incidents TGV Paris-Grenoble : La plainte

Un passager veut porter plainte contre la SNCF en raison de sa mauvaise gestion de la crise dans le TGV Paris-Grenoble.

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Le TGV Paris-Grenoble a accumulé les incidents dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 juin et les passagers grenoblois sont arrivés à destination plus de 12 heures après leur départ. L'un d'eux a décidé de porter plainte contre la SNCF pour "mise en danger de la vie d'autrui". Il témoigne au micro de RTL.



Julien Coissac
, ce voyageur qui monte au créneau, s'appuie sur des faits concrets pour prouver que la SNCF a mis ses passagers en danger. Il compare même l'épisode au naufrage du Titanic !

Principalement en cause, le transbordement des passagers effectué, d'après lui, sans avoir respecté des règles élémentaires de sécurité.

Le passager explique qu'un responsable de la SNCF lui aurait affirmé qu'un transbordement se fait toujours quand aucun train ne circule. Mais, Julien Coissac aurait filmé un train en déplacement pendant que les voyageurs étaient sur le ballast.

Il conte aussi l'histoire, limite drôle, d'un contrôleur cherchant son manuel pour savoir comment installer un escalier, pour faire descendre les voyageurs.

Dans une interview réalisée avant la médiatisation de cette plainte, un responsable de la SNCF nous a expliqué qu'une soixantaine de cheminots étaient mobilisés "pour porter assistance aux voyageurs dans le train et dans les gares d'accueil, pour orienter et pour distribuer des coffrets repas, des boissons, du café, des petits déjeuners".

Rappelons que cet impressionnant retard serait dû à une panne de motorisation.

Le témoignage de Julien Coissac au micro de RTL

"Il y a eu mise en danger de la vie d'autrui avec des manquements graves à la sécurité des personnes. C'était le Titanic ce train ! Le Titanic ! Pourquoi les lumières s'éteignent dans un train au bout de deux minutes après que le train se soit arrêté en rase campagne ? Les gens étaient dans le noir. Ils n'avaient aucun point de repère, aucun signalement de l'endroit où se trouvaient les portes.

L'un des responsables techniques de la SNCF demande au contrôleur 's'il te plaît, installe l'escalier pour permettre aux voyageurs de descendre'. Réponse du contrôleur : 'je ne sais pas où elle est. Il faut que je consulte le manuel.' Comme il n'y a pas de lumière, il ne peut pas consulter son manuel. On est où là ? On est avec des professionnels du transport ou des Pieds nickelés ? C'est un miracle que les gens soient descendus sur les rails en trainant leurs valises au milieu des cailloux et de deux, trois lampes de poche.

Le responsable SNCF de la gare de Lyon-Part-Dieu m'a affirmé d'une manière extrêmement péremptoire 'Monsieur, quand des gens se trouvent sur nos voies, les trains ne circulent pas'. Le problème, c'est que ma caméra a filmé le déplacement d'un train pendant que nous étions sur ce ballast. C'était du bricolage ! C'est normal, de la part d'une entreprise publique de traiter ses clients de cette manière-là ? Je ne le crois pas."

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