Lyon: Le meurtrier présumé de Marine a été relâché

Le meurtrier présumé de cette jeune étudiante avait été arrêté à sa descente d'avion le 17 décembre dernier

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Retour sur les faits (images d'archives)

Le 11 octobre 2005, Marine, une étudiante de 20 ans avait été découverte  tuée de dix coups de couteau au domicile familial à Chazay d'Azergues (Rhône), à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon.

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Les enquêteurs de la brigade de recherches de Villefranche-sur-Saône et de la
section de recherches de Lyon n'avaient pas retrouvé de traces ADN sur place. Un an plus tard, un SDF avait été mis en examen et écroué avant d'être mis hors de cause au bout de trois mois.

Lors d'une émission sur France 2 en février 2010, le père de la victime avait accusé l'ancien petit ami de sa fille,Ludovic Pierrefeu.  En juin 2006, celui-ci avait été brièvement interpellé avant d'être relâché sans poursuites, il avait ensuite quitté la France pour l'Asie.
«Home Sweet Home». Ces mots ont été écrits par  Ludovic Pierrefeu le 2 octobre dernier. Le jeune homme de 26 ans, installé en Malaisie annonçait sur Facebook son retour en France pour «passer les fêtes, faire du ski». les gendarmes sont donc allés l'attendre à sa descente d'avion samedi 17 décembre 2011 à Roissy.

Originaire de Jassans-Riottier (Ain), le jeune homme est soupçonné du meurtre de Marine Boisseranc, 20 ans, en 2005 à Chazay-d’Azergues (Rhône).  Conduit au  tribunal de Villefranche-sur-Saône, il a comparu devant la juge d’instruction en charge du dossier. Mis en examen pour «homicide volontaire», Ludovic Pierrefeu avait été écroué. «Il nie les faits qui lui sont reprochés», a indiqué le procureur de la République, Olivier Etienne.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a ordonné mercredi 4 janvier la remise en liberté sous contrôle judiciaire du meurtrier présumé de Marine Boisseranc.

"Toutes les mesures sont prises pour qu’il ne puisse se soustraire à la justice », réagit Maître Gilles Portejoie, l'avocat du père de la jeune fille. Ludovic Pierrefeu, moniteur de plongée de 26 ans, meurtrier présumé, est privé de passeport, il a interdiction de quitter la France et de se rendre en région Rhône-Alpes. Il doit, par ailleurs, pointer une fois par semaine dans un commissariat de la région parisienne où il va vivre chez un proche.

Un assassinat sans aucune trace d’effraction

Le 11 octobre 2005, Marine a été retrouvée morte au domicile familial par son père. Eric Boisseranc a découvert le corps de sa fille gisant dans le salon en rentrant en fin d’après-midi. Poignardée à plusiers reprises, la victime a succombé à ses blessures. L’autopsie du cadavre a révélé l’absence de violence sexuelle. Le meurtrier n’a laissé aucune trace ADN, ni empreinte digitale.

Les enquêteurs section de recherches de Lyon n’ont pas relevé de trace d’effraction, laissant supposer que la jeune fille connaissait son agresseur. Le téléphone portable de la victime et le téléphone de la maison avaient disparus. Scolarisée en deuxième année de BTS comptabilité au lycée Notre-Dame de Villefranche-sur-Saône, Marine était une jeune fille «sans histoires», selon ses proches. Elle fréquentait un autre élève, Ludovic Pierrefeu. Elle avait rompu avec lui peu avant d’être tuée.

Un jeune homme aperçu le jour du meurtre

Les gendarmes s’orientent en premier lieu vers la thèse d’un rôdeur. Un SDF avait été arrêté plusieurs semaines après les faits, puis finalement mis hors de cause. En juin 2006, Ludovic Pierrefeu avait été interpellé. Il avait été remis en liberté au terme de 33 heures de garde à vue, faute d’indices probants.

Après avoir exploré la Birmanie et le Laos, le jeune homme travaillant comme moniteur de plongée s’est installé en Malaisie avec sa compagne d’origine philippine. Parallèlement, l’enquête sur la mort de Marine piétine. Jusqu’à récemment car Eric Boisseranc et son avocat Maître Gilles-Jean Portejoie ont découvert dans le dossier que le jour du meurtre, un jeune homme en jogging blanc a été aperçu en train de courir à proximité de la maison familiale. Les témoins, deux collégiens selon «Le Progrès»,  ont reconnu sur photo Ludovic Pierrefeu.

>>> Le rappel des faits sur des images d'archives

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