Agression du maire de Miribel-les-Échelles : un cinquième jeune interpellé

Dix jours après l'agression du maire de Miribel-les-Échelles, en Isère, cinq suspects dont quatre mineurs ont été interpellés. Ils sont entendus en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Meylan.

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(Illustration) © Lionel VADAM / MAXPPP
Cinq jeunes gens dont quatre mineurs sont entendus en garde à vue ce jeudi 6 août, soupçonnés d'avoir agressé le maire de Miribel-les-Échelles, Williams Dufour. Âgés de 17 à 19 ans, les suspects sont interrogés dans les locaux de la brigade de recherches de la gendarmerie de Meylan. Quatre hommes ont d'abord été placés en garde à vue puis un cinquième a été interpellé quelque temps plus tard.

"L'enquête et les auditions doivent se poursuivre", indique le procureur de la République adjoint de Grenoble. Deux gardes à vue ont déjà été prolongées jusqu'en soirée, mercredi, et les autres l'ont été ce jeudi matin. Les suspects ne sont pas originaires du village de Miribel-les-Échelles mais des communes alentours de Moirans et Saint-Jean-de-Moirans, en Isère. Ils risquent des poursuites pour violences volontaires. On ignore encore s'ils ont reconnu les faits.

Les cinq jeunes gens sont suspectés d'avoir agressé Williams Dufour, 51 ans, le maire de Miribel-les-Échelles et deux conseillers municipaux au soir du 27 juillet. L'édile était allé à la rencontre des jeunes qui créaient du désordre sur la place du village, essayant de les raisonner. Une altercation verbale a d'abord éclaté puis le maire "a été brûlé par (un) feu d’artifice pendant qu’un autre membre du groupe le frappait à la tête", rapportait le parquet de Grenoble. Le maire a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital de Voiron, il présentait 7 jours d'ITT. L'un des conseillers municipaux a été frappé à coups de casque par les mêmes individus.

Cette agression avait suscité l'indignation dans la classe politique. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné "avec fermeté les violences inacceptables commises contre le maire de Miribel-les-Échelles""Je lui apporte tout mon soutien. Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République", avait-il réagi sur Twitter.

 
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