Agression du maire de Miribel-les-Échelles : deux jeunes libérés et trois mineurs déférés en vue d'une mise en examen

Trois mineurs vont être présentés à un juge des enfants ce vendredi en vue d'une mise en examen dans l'affaire de l'agression de Williams Dufour, le maire de Miribel-les-Échelles. Deux autres suspects ont été laissés libres à l'issue de leur garde à vue.

Le palais de justice de Grenoble le 21 septembre 2018.
Le palais de justice de Grenoble le 21 septembre 2018. © Jean-François SOUCHET / MAXPPP
Trois mineurs vont être déférés vendredi 7 août dans l'affaire de l'agression du maire de Miribel-les-Echelles, a annoncé le parquet de Grenoble. Ces jeunes étaient entendus en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de la gendarmerie de Meylan avec deux autres suspects. Sur les cinq personnes interpellées, deux ont été libérés.

Les trois suspects restant vont être présentés devant un juge des enfants en vue de leur mise en examen, indique également le parquet. Ils ne sont pas originaires du village de Miribel-les-Échelles, où l'agression s'est produite, mais des communes alentours de Moirans et Saint-Jean-de-Moirans, en Isère. Leur âge et leurs antécédents judiciaires ne sont pas encore connus. Le procureur de la République adjoint devrait communiquer à ce sujet vendredi soir.

Ces individus sont suspectés d'avoir agressé Williams Dufour, 51 ans, le maire de Miribel-les-Échelles et deux conseillers municipaux au soir du 27 juillet. L'édile était allé à la rencontre d'un groupe de jeunes qui créait du désordre sur la place du village, essayant de les raisonner. Une altercation verbale a d'abord éclaté puis le maire "a été brûlé par (un) feu d’artifice pendant qu’un autre membre du groupe le frappait à la tête", rapportait le parquet de Grenoble. Le maire a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital de Voiron, il présentait 7 jours d'ITT. L'un des conseillers municipaux a été frappé à coups de casque par les mêmes individus.

Cette agression avait suscité l'indignation dans la classe politique. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné "avec fermeté les violences inacceptables commises contre le maire de Miribel-les-Échelles""Je lui apporte tout mon soutien. Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République", avait-il réagi sur Twitter.

 
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