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Fête religieuse de l'Aïd el Kébir : en Isère, les autorités mettent en garde contre l'abattage illicite

Quatre établissements répondant aux normes applicables aux abattoirs existent en Isère. Photo d'illustration. / © ROSSI david / MAXPPP
Quatre établissements répondant aux normes applicables aux abattoirs existent en Isère. Photo d'illustration. / © ROSSI david / MAXPPP

La célébration musulmane de l'Aïd el Kébir débutera le 10 ou le 11 août. Avant que la fête commence, l'heure est aux préparatifs pour les fidèles. C'est pourquoi la préfecture de l'Isère met en garde contre l'abattage illicite des moutons, une pratique dangereuse pour la sainté qui peut coûter cher.

Par France 3 Alpes

Les préparatifs vont bon train pour les festivités musulmanes de l'Aïd el Kébir. Cette fête religieuse lors de laquelle les fidèles sacrifient des moutons devrait se dérouler le samedi 10 ou le dimanche 11 août. Réservation du mouton, de l'abattoir, acheminement de la bête... Organiser l'événement n'est pas une mince affaire pour les fidèles, et la préfecture de l'Isère met en garde ceux qui seraient tentés par l'abattage illicite.

"L'abattage dans des conditions illicites ou la complicité d’abattage clandestin est un délit puni de 6 mois d’emprisonnement et de 15 000 euros d'amende", préviennent les autorités. Pour procéder selon la loi, il y a bon nombre de critères à respecter, et de détails à ne pas négliger. En Isère, il existe quatre établissements répondant aux normes applicables et ayant obtenu un agrément temporaire pour l'Aïd al Adha :
  • L'abattoir de Grenoble-Fontanil Cornillon
  • M. Martin Eric, à Roissard
  • M. Jourdan Jérôme, à Savas-Mépin
  • L'association Dolly, à la Chapelle-de-Surieu
 

Mais avant de penser abattage, il faut déjà réserver sa bête auprès d'un éleveur. "Il est impératif de s’assurer auprès du gestionnaire de l’abattoir de sa disponibilité pour recevoir l’animal et du jour et de l’horaire prévus de l’abattage", prévient encore la préfecture de l'Isère. Le risque : la saturation des abattoirs au premier jour des festivités. C'est là que déroger à la réglementation peut devenir tentant... mais dangereux.

 

Risques pour la santé


"Certaines parties de l’animal présentent un risque pour la santé humaine et elles ne doivent pas être consommées", ajoutent les autorités, rappelant la nécessité de faire abattre l'animal chez un professionnel agréé. Quelques interdits sont également rappelés :
  • Détention d'ovins pour une personne non déclarée à l’établissement départemental de l’élevage.
  • Import illégal des viandes pour consommation personnelle : ces dernières risquent de véhiculer le virus de la fièvre aphteuse lequel pourrait contaminer les cheptels.
  • Transport d'ovins vivants, sauf par un transporteur autorisé.
  • Ventes et transports par les particuliers d'ovins, de caprins et de bovins en Isère entre le 22 juillet et le 18 août.

"Les contrevenants, qu’ils soient éleveurs, opérateurs, revendeurs ou consommateurs, s’exposent à des sanctions administratives (saisie des carcasses) et des sanctions pénales", précise la préfecture. Une fois l'animal abattu, la viande doit être amenée rapidement au lieu de cuisson, dans l'idéal en étant réfrigérée. Gare également à la multiplication bactérienne : pour ne pas gâcher la fête, mieux vaut manger la viande au plus vite.

 

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