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Agression d'un professeur à Grenoble : “choqués par cet acte odieux”, ses collègues exercent leur droit de retrait

Le lycée Emmanuel Mounier à Grenoble - Photo d'illustration / © Google maps.
Le lycée Emmanuel Mounier à Grenoble - Photo d'illustration / © Google maps.

Les enseignants du lycée Mounier à Grenoble n'assurent plus leurs cours depuis hier, lundi 11 février 2019. Très choqués par l'agression dont a été victime l'un de leurs collègues vendredi dernier, ils ont exercé leur droit de retrait et publient une lettre ouverte.

Par Yann Gonon

Les enseignants du lycée Emmanuel Mounier à Grenoble ont exercé leur droit de retrait après l'agression de l'un de leurs collègues vendredi dernier. Ils publient également une lettre ouverte pour dénoncer les violences en milieu scolaire.

L'agression a particulièrement choqué les élèves et les enseignants du lycée. Le faits se sont produits vendredi dernier, en fin d'après-midi, vers 16h30. 3 ou 4 hommes cagoulés s'en sont pris à un professeur au niveau de l'arrêt de tramway situé juste en face de l'établissement scolaire. L'enseignant a été roué de coups, il a le nez et un doigt cassés. Hier, lundi 11 février, il a décidé de porter plainte.
 
 
Après cette agression, les collègues de la victime ont décidé d'user de leur droit de retrait. Hier et encore aujourd'hui, mardi 12 février 2019, ils ont accueilli les élèves et ont échangé avec eux sur l'agression, mais ils n'ont pas assuré leurs cours. Beaucoup ne comprennent toujours pas ce qui a pu entraîner ce déchainement de violence. "Ce qui s'est passé est tellement éloigné de nos valeurs" explique Francis Troullier, professeur de sciences-physiques.

Les professeurs ont aussi rédigé une lettre ouverte adressée au Préfet de l'Isère, à la rectrice, au président de la région, ainsi qu'au maire de Grenoble. Ils se déclarent "choqués par cet acte odieux". Pour eux, "il est intolérable qu'un enseignant soit victime d'une telle violence". Ils citent aussi les mots écrits par leur collègue juste après son agression : "L'essentiel c'est de ne pas baisser les yeux, de garder sa fierté, parce que la violence et les coups frappent bas et aveuglément, mais tant qu’on a les mots, on reste fort envers et contre tout. Et nous devons continuer à transmettre cette force à nos élèves."
 

Demain, mercredi, les enseignants accueilleront les élèves et les parents à l'entrée de l'établissement et leur proposeront un petit-déjeuner. Ils reprendront ensuite leurs cours à partir de 9 heures.

 

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