Bus visé par des tirs à l'arme automatique : un dispositif de sécurité renforcé mis en place dès mercredi à Grenoble

Après l'attaque d'un bus à Echirolles près de Grenoble ce lundi 22 avril, le préfet de l'Isère a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité dans les transports en commun dès ce mercredi matin. Une enquête a été ouverte par le parquet afin d'identifier les auteurs des tirs.

Peu avant minuit ce lundi 22 avril, un bus de la M Tag, la société de transports en commun de Grenoble, a été la cible de plusieurs tirs à l'arme automatique. Au total, sept impacts de balles ont été dénombrés, alors que le conducteur du véhicule se trouvait seul à bord, au niveau de l'arrêt Comboire, à Echirolles (Isère).

Il n'a pas été blessé, mais a été transporté en état de choc en lieu sûr dans la soirée. Le véhicule a, lui, été consigné et a fait l'objet d'inspections de la part de la police nationale ce mardi.

Dans un communiqué publié ce mardi en fin de journée, le préfet de l'Isère, Louis Laugier, confirme que "le bus a fait l'objet de plusieurs tirs à l'arme automatique, dont plusieurs sont traversants" et "condamne fermement cet acte d'agression délibéré et qui aurait pu être dramatique pour les agents du service public".

Une brigade de transport en commun de la police nationale déployée

Au terme d'une réunion avec la direction de la M Tag, le préfet a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité dans les transports en commun dès ce mercredi : "Dès demain matin, le dispositif dédié d'une brigade de transport en commun de la police nationale sera déployé sur les lignes les plus sensibles, dont celle qui a fait l'objet de tirs hier soir."

Un renforcement du déploiement de vidéoprotection est également "mis à l'ordre du jour des prochaines instances", indique Louis Laugier. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Grenoble afin d'identifier "rapidement les auteurs de cet acte irresponsable et délibérément dangereux".

Droit de retrait des conducteurs

À la suite de cet événement, le personnel et la direction de la Tag se sont mobilisés en soutien à leur collègue. Un droit de retrait a été exercé par différents agents des transports en commun : conducteurs, salariés des agences mobilités, contrôleurs...

En conséquence, le trafic de plusieurs lignes de tramway ou de bus a été très perturbé dans l'agglomération grenobloise ce mercredi. Une vingtaine d'entre elles sont à l'arrêt depuis la mi-journée.

"La sécurité sur la voie publique relève de l'Etat. On espère juste que l'auteur des faits sera interpellé au plus vite, a réagi ce mardi Fernando Martins, secrétaire et délégué syndical FO, avant de poursuivre : "Le sentiment d'insécurité est quotidien. Dans notre métier, le risque zéro n'existe pas. Dans son bus, le conducteur est tout seul à gérer ce qu'il se passe dans son véhicule mais aussi sur la voie publique."