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Colère, indignation, solidarité, les réactions se multiplient après l'incendie criminel de la radio France Bleu Isère

Les locaux de France Bleu ont été très endommagés par l'incendie. / © Isabelle Guyader - France 3 Alpes.
Les locaux de France Bleu ont été très endommagés par l'incendie. / © Isabelle Guyader - France 3 Alpes.

Les réactions sont nombreuses et unanimes après l'incendie criminel qui a frappé les locaux de la radio France Bleu Isère dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 janvier 2019. Auditeurs et politiques expriment leur indignation et leur soutien sur les réseaux sociaux.

Par Yann Gonon

Indignation, colère, incompréhension, sur les réseaux sociaux, les réactions sont très nombreuses après l'incendie volontaire qui a très fortement endommagé les locaux de France Bleu Isère à Grenoble. La radio publique ne peut plus diffuser ses programmes locaux.

Ce lundi matin, les auditeurs de France Bleu Isère sont privés de leurs programmes habituels. La faute à un incendie qui s'est déclaré dans les locaux de la radio situés avenue Félix Viallet. Selon les premières constations sur place, l'origine criminelle ne ferait aucun doute.

Les auditeurs rencontrés ce lundi matin devant la radio sont consternés et expriment leur soutien. Voir le reportage de Denis Vigneau-Dugué et Didier Albrand.
 
 

Le directeur de France Bleu Isère, Jean-Lou Philippe, a adressé un message de remerciement sur Facebook aux auditeurs qui ont apporté leur soutien à la radio.
 

Abattus, sous le choc, journalistes, animateurs et techniciens n'ont pas pu accéder à leurs locaux ce lundi matin, en grande partie détruits par les flammes. Nicolas Crozel qui présente les journaux du matin donne des nouvelles.
 

Toute la classe politique grenobloise et iséroise réagit de manière unanime pour condamner cet incendie criminel.

Pour le Parti communiste français, qui publie un communiqué, "S'en prendre à la Presse, c'est s'en prendre à toute la société, c'est s'en prendre à l'un des fondements de la Démocratie. Cet acte est donc bien plus qu'un vandalisme".

Même tonalité pour le Président de Grenoble-Alpes métropole, Christophe Ferrari, qui écrit qu'il s'agit d'"une atteinte insupportable à la liberté de la presse que rien ne saurait expliquer, encore moins justifier, et sur lequel toute la lumière devra être faite au plus tôt afin que ses auteurs soient traduits en justice".

Le président du département de l'Isère, Jean-Pierre Barbier dit, lui ausis, son indignation.
 

Le député LREM Olivier Véran rappelle que la radio venait de fêter ses 35 ans et déclare : "s'en prendre à la presse, c'est s'en prendre à la République".

Le préfet de l'Isère réaffirme son soutien aux équipes de France Bleu.
 

Les auditeurs se mobilisent également. Margaux, étudiante en journalisme adresse ses "pensées chaleureuses" à l'équipe.
 

Le maire de Grenoble, Eric Piolle affirme lui aussi son soutien aux équipes et dit sa "colère" et son "indignation".
 

Les réactions sont nombreuses aussi du côté des confrères des journalistes de France Bleu. Raphaël Duchemin, journaliste à Europe 1, passée par la radio publique trouve "impensable qu'on puisse s'en prendre à sa radio locale".
 

Pour l'ancien PDG de Radio France, Michel Boyon, "on ne fera pas taire ainsi la voix du service public".
 

Enfin, le ministre de la culture, Frankc Riester estime que "cet acte odieux doit être sévèrement puni" !
 

 

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