Coronavirus - Covid-19 : tous les soirs à 20 heures, Grenoble applaudit pour saluer ses soignants

Aux Pays-Bas aussi les habitants applaudissent chaque soir pour encourager et remercier leurs soignants. / © OLAF KRAAK / ANP / AFP
Aux Pays-Bas aussi les habitants applaudissent chaque soir pour encourager et remercier leurs soignants. / © OLAF KRAAK / ANP / AFP

Alors que le Covid-19 se propage, les soignants, épuisés, doivent gérer un afflux extraordinaire de patients. Chaque soir, entre 19h et 20h, chacun est invité à se mettre à sa fenêtre pour les remercier. Mardi 17 mars, au 1er jour du confinement, le coeur de Grenoble a lui aussi applaudi. 

Par Sophie Marechal

Des rues vides. Un livreur, rapide, à vélo. Dérogation de sortie en poche. Soudain, petit à petit, des immeubles, une clameur s'élève.

Mardi 17 mars à 20 heures, au premier jour du confinement décrété pour faire face à la pandémie de coronavirus, les habitants de Grenoble ont crié et applaudi à leur fenêtre pour remercier et encourager leurs soignants, soumis à rude épreuve. 
 

Une scène identique a eu lieu à Annecy, en Haute-Savoie : 
 

En réaction à la situation de crise que traversent actuellement les hôpitaux, devant faire face à un afflux sans précédent de patients et à une pénurie de respirateurs artificiels, mais aussi de protections, un appel à les saluer, chaque soir entre 19h et 20h, a été lancé. 
 

"Pour dire bravo et montrer notre solidarité, ce soir et tous les soirs, on applaudit !", encourage l'Institut pour l'avancée des biosciences de Grenoble.
 

Certes, ces applaudissements ne seront pas suffisants pour soulager le personnel hospitalier. Néanmoins, sur les réseaux sociaux, de nombreux professionnels de santé se disent émus par ce geste de solidarité. "Je suis infirmière. J'ai vu vos vidéos, et ça m'a incroyablement touchée. Merci pour nous", témoigne Pauline.

Ces bravos s'adressent également aux autres professions forcées de continuer à travailler durant l'épidémie : caissiers, commercants, livreurs... 
 

 Partout en France, cette initiative prend forme. Ici à Paris : 
 

Là, à Marseille : 
 

Mais l'assistance publique des hôpitaux de Paris le rappelle : la meilleure manière d'aider les soignants reste encore de respecter scrupuleusement le confinement et de rester chez soi. 
 

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