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DIRECT. Procès du meurtrier présumé de Julie : 20 ans de réclusion requis

© LOIC VENANCE / AFP.
© LOIC VENANCE / AFP.

Ce mercredi 13 juin marque la dernière journée du procès de Simon Thirel devant la cour d'Assises de l'Isère. Le jeune homme est accusé d'avoir étrangé et tué à coups de couteau son ex petite-amie, Julie, en 2015. Suivez la dernière journée du procès minute par minute.

Par Cyrielle Cabot avec Nathalie Rapuc

Simon Thirel comparaît devant la cour d'Assises de l'Isère depuis lundi 11 juin 2018. Il est accusé d'avoir étrangé et tué à coups de couteau son ex petite-amie, Julie, en 2015. S'il reconnaît le meurtre de la jeune femme, il nie la préméditation.

Le 2 octobre 2015 au matin, à Saint-Jean-de-Moirans (Isère), Simon Thirel s'était introduit, sans y être invité, dans la maison familiale de son ex-petite amie. Il s'était rendu à l'étage, dans la chambre de l'adolescente de 17 ans. Tout juste éveillée, surprise et fâchée de le voir là, elle l'aurait giflé. En réponse, il l'avait étranglée, pendant quinze minutes, jusqu'à étouffement, et lui avait asséné une vingtaine de coups de couteau, principalement à la tête et au cou.

La mère de la victime était entrée dans la chambre à ce moment-là, avait tenté d'éloigner le jeune homme, puis s'était battu avec lui. Simon Thirel avait ensuite pris la fuite et appelé lui-même les secours. Il avait été interpellé dans les minutes suivant les faits, sans opposer de résistance, alors que Julie décédait à l'hôpital une heure plus tard.



Suivez la dernière journée du procès, ce mercredi 13 juin, minute par minute.

17h. Le jury se retire. Le délibéré est attendu vers 21 heures.


16h45. Simon Thirel s'exprime au jury d'assises


"Je n'ai qu'un seul souhait me punir et me permettre d'être soigné j'ai besoin de cette peine et de ce soin", a ajouté l'accusé au jury d'assise avant de demander pardon aux parents de Julie. 
 


16h. L'avocat de la Défense : Simon est un "Un adolescent dans le chaos de la souffrance et qui ne s'en sort pas."

L'avocat de la Défense est le dernier à prendre la parole. Il met l'accent sur les remords du jeune homme. "Simon est atteint du "cancer de l'âme." Un adolescent dans le chaos de la souffrance qui ne s'en sort pas", a t-il exprimé. Et d'ajouter : "Sur la question de la préméditation, ca ne peut pas se baser sur le fait d'avoir des couteaux, des armes sur lui. Je pense qu'il ne savait pas ce qui l'attendait chez Julie."


Ce dernier se dit conscient que la peine soit minimum de 15 ans, mais il demande au jury de "prononcer une peine qui laisse une marge de reconstruction pour l'accusé."

15h. L'avocat général requiert 20 ans reclusion et 10 ans de sûreté


Suite aux prises de parole dans la matinée, l'avocat général s'est exprimé dès 15 heures. Il recquiert "20 ans reclusion et 10 ans de sûreté, 4 années d'emprisonnement si 7 années de soin ne sont pas suivis". 

"Simon souffre de troubles de la personnalité et de depressivité mais il est pas malade mental, ce crime fou n'a pas été commis par un fou. Mais il est atteint d'un trouble dont il faut tenir compte", a t-il ajouté.

12h30. Les parties civiles prennent la parole : " Simon manipule tout le monde"


Les parties civiles se sont exprimées en fin de matinée. Alors que Simon Thirel soutient ne pas avoir prémédité le meurtre de Julie, les parties civiles ont émis de nombreux doutes. Ces dernières ont par ailleurs interrogé l'accusé, lui demandant pourquoi il transportait des couteaux dans son sac, le jour du meurtre. Ce dernier se défend affirmant avoir "oublié de vider son sac".  


11h50. La mère de Julie s'exprime : "Nous avions une famille magnifique"


La mère de Julie s'est exprimé en fin de matinée : "je suis obligée de remplir mon cerveau d'informations pour ne pas penser, sinon je pense à Julie". 

"Nous avions une famille magnifique, et un jour tout s'arrête à cause de Simon Thirel. Pourquoi Julie alors qu'elle l'a aidé à aller en cours, qu'elle l'a soutenu ?", interroge t-elle.
 


L'histoire sentimentale entre Simon Thirel et Julie avait commencé en octobre 2013. Mardi 12 juin l'accusé expliquait que cette relation avait "été réparatrice". Le jeune garçon avait alors un passé chaotique, touché lors des années collège par plusieurs épisodes dépressifs, répétés au lycée. "Bouc-émissaire" de certains de ses camarades, mal dans sa peau, phobique scolaire, introverti, Simon Thirel a "toujours recherché de l'affection".
 

10h. Simon Thirel prend la parole : "J'ai jamais voulu faire de mal ni à Julie ni à sa maman"


Vers 10h30, Simon Thirel a pris la parole pour raconter le déroulement de la journée du meurtre de Julie, en 2015. Le jeune homme explique s'être rendu au domicile de la jeune femme pour lui parler, sans aucune volonté de la blesser. "Je n'arrive pas à relier les scènes entre elles, je ne veux pas donner une fausse version par rapport à la famille", explique t-il, relatant son dernier échange avec la jeune femme : "Elle me demande ce que je fais là. La claque part et la on dirait que quelqu'un s'empare de mon corps". 



Le jeune homme poursuit. "Le trou noir se termine quand la maman de Julie entre dans la chambre. C'était tellement choquant, tellement innommable. Je construit un mur, je suis incapable de réaliser ce qu'il se passe". Et d'ajouter :"J'ai jamais voulu faire de mal ni à Julie ni à sa maman"

 



 

 



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