“L'Eglise catholique est meurtrie” par l'incendie criminel de l'église Saint-Jacques, réagit le diocèse de Grenoble

Le diocèse de Grenoble-Vienne s'est ému de l'incendie criminel de l'église Saint-Jacques. / © Diocèse de Grenoble-Vienne / Montage France 3
Le diocèse de Grenoble-Vienne s'est ému de l'incendie criminel de l'église Saint-Jacques. / © Diocèse de Grenoble-Vienne / Montage France 3

Le diocèse de Grenoble-Vienne réagit à l'annonce du parquet selon laquelle l'incendie de l'église Saint-Jacques, survenu en janvier à Grenoble, serait d'origine criminelle. Un acte qualifié d'"attentat" par Monseigneur Guy de Kérimel.

Par M.D.

Au lendemain de l'annonce du procureur de la République, le diocèse de Grenoble-Vienne se dit "attristé" par l'incendie criminel de l'église Saint-Jacques survenu en janvier dans la capitale des Alpes. "L'Église catholique en Isère est à nouveau meurtrie par cette révélation", s'émeut Monseigneur Guy de Kérimel, évêque de Grenoble, dans un communiqué, alors que le parquet a annoncé mardi 8 octobre que l'enquête sur cet incendie s'orientait vers la piste volontaire.
 

Des traces de supercarburant ont été retrouvés dans les décombres de l'église, totalement partie en fumée en début d'année. La piste accidentelle était largement privilégiée au début de l'enquête, les premières expertises ayant conclu à "un court-circuit électrique à l’intérieur de la charpente". Mais de nouveaux résultats d'analyse ont changé la donne.

 

"L'église sera reconstruite"


"Cette action criminelle est une atteinte à la liberté de conscience, à la liberté de culte, et à la qualité du vivre-ensemble", poursuit l'évêque, affirmant que "l'église sera reconstruite". Mgr Guy de Kérimel, qui qualifie cet acte d'"attentat", dénonce "une vague d'incendie criminels qui visent des lieux symboliques dans l'agglomération grenobloise".

Plusieurs enquêtes sont toujours en cours à la suite d'incendies volontaires survenus ces dernières années dans les environs de Grenoble, le dernier en date étant celui de l'hôtel de Ville survenu le 30 septembre. Si aucun de ces incendies n'a été clairement revendiqué, des sites appartenant à la mouvance anarcho-libertaire se sont réjouis de plusieurs d'entre eux. "Une petite minorité qui utilise la violence pour défendre son idéologie", a estimé le Père Loïc Lagadec auprès de France Bleu Isère.
 

"La tentation serait de céder à la peur", concède l'évêque de Grenoble qui invite au contraire les fidèles à "relever le défi de construire une société respectueuse des libertés et soucieuse du bien commun".

 

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