Environnement : des filets pour piéger les déchets dans les cours d'eau, une expérimentation en Isère

A Sassenage, en Isère, la Métropole expérimente en ce moment un nouveau dispositif pour piéger les déchets transportés vers les cours d'eau. Un filet de collecte mis au point par l'entreprise spécialisée Pollustock, qui permettrait de capter jusqu'aux plus petites particules de polystyrène

Ces filets, en foction de leur maille, peuvent retenir les plus gros déchets, comme capter les plus petits, de la taille d'un cheveu humain
Ces filets, en foction de leur maille, peuvent retenir les plus gros déchets, comme capter les plus petits, de la taille d'un cheveu humain © France 3 Alpes

C'est au niveau de la commune de Sassenage, que le dispositif a été mis en place ce jeudi 4 février.  Des filets ont été installés à la sortie de bouches d'évacuation, près de l'une des stations de traitement des eaux usées  de la Métropole de Grenoble.

"Le polystyrène, on en parle peu, mais c'est mille ans de dégradation, pour l'environnement"

Le principe, apparemment tout simple est en réalité sophistiqué, mis au point par la société spécialisée Pollustock basée en PACA. " Nos filets peuvent évidemment retenir les cannettes, les bouteilles de plastique, les gros déchets qui transitent par le réseau des eaux " explique Stéphane Asikian  le co-fondateur de la société ," mais surtout il peut capter le plus petit, comme des billes de polystyrène , ou des particules de la taille d'un cheveu. Tout dépend de la taille de la maille qu'on installe à l'intérieur de la nasse. Le polystyrène, on en parle peu, c'est moins connu que le plastique mais il dure encore mille ans dans l'environnement, à faire des dégâts, certes on voit bien les lingettes qui s'acrochent à la végétation, mais d'autres particules très fines, invisibles presque à l'oeil nu, sont tout aussi menaçantes". "

Une expérimentation en deux phases

De cette bouche d'évacuation s'écoulent, par temps de fortes pluies ou d'orages, les surplus d'eaux usées qui n'arrivent pas jusqu'aux stations de traitement. "Tous ces détritus, s'ils ne sont pas retenus, risquent de finir dans les mers et les océans, car 80% des déchets qui s'y trouvent proviennent de nos rivières" précise  Anne-Sophie Olmos, Vice-présidente chargée du Cycle de l'eau, Grenoble Alpes Métropole.

Dans un premier temps, le volume et surtout la nature des déchets récoltés vont ête évalués pendant plusieurs semaines, afin de pouvoir définir quelle est la nasse la plus appropriée.

Après expérimentation, des dispositifs du même type devraient être installés ailleurs dans l'agglomération, afin de protéger les cours d'eau de la pollution.

Avec l’implication de 18 organisations françaises et anglaises, le programme Preventing Plastic Pollution va chercher pendant trois ans," à comprendre l’origine des quatre millions de tonnes de déchets plastiques qui entrent chaque année dans la mer par les fleuves et les rivières, et surtout contribuer à réduire leur impact sur l’environnement marin".

l’objectif fixé est d’être "en mesure d’identifier l’origine et les sources d’accumulation des plastiques, leurs mécanismes de dispersion, leurs volumes, et ce afin de pouvoir influencer un changement positif dans les comportements des communautés locales et des entreprises, tout en proposant la mise en oeuvre de solutions et d’alternatives" .

 

 

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