Grenoble : l'un des auteurs présumés de tirs de mortier sur la police, interpellé et incarcéré

Un mois après avoir essuyé des tirs de mortiers dans le quartier de la Villeneuve, la police a interpellé un individu grâce à des empreintes retrouvées sur l'un des engins. Le jeune homme sera présenté à la justice dans les prochaines semaines. Il a été incarcéré dans l'attente de son jugement.
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Photo d'illustration. © FTV
A la fin du mois d'octobre, les attaques au mortier contre les forces de l'ordre s'étaient multipliées dans l'agglomération grenobloise, notamment à Fontaine, Echirolles et Grenoble.

Le 31 octobre, un équipage de la BAC et une patrouille pédestre avaient été pris pour cibles par deux individus circulant en scooter, dans le quartier de la Villeneuve. Le passager arrière du deux roues avait visé les six fonctionnaires de police à plusieurs reprises, sans faire de blessés.
 


Le mortier récupéré et analysé


L'homme fut alors désarmé "à la suite d'un tir de LBD qui ne le touchait pas mais qui faisait tomber son mortier", explique le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, dans un communiqué. Les deux personnes sur le scooter avaient toutefois réussi à prendre la fuite.

Une enquête menée par les policiers de la sûreté départementale a ensuite permis d'identifier le passager arrière, grâce à la saisie de l'un des engins tombés au sol. "Il a été découvert que le mortier supportait les 4 empreintes d’un individu très défavorablement connu de nos services et que l’on peut estimer dangereux", rapporte la police nationale.

 


Comparution immédiate


La "géolocalisation de son portable le situait au soir des faits dans le secteur incriminé, avec déplacement précisément à l’heure de l’intervention des collègues", ajoute la direction de la sûreté départementale dans un communiqué.

Le jeune homme de 23 ans, déjà connu de la justice, a été placé en garde à vue ce mardi 1er décembre puis "déféré ce mercredi par le parquet devant le tribunal correctionnel de Grenoble en comparution immédiate pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique sans ITT, infraction punie de 3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende", annonce le procureur de la République de Grenoble.
 


Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende


Toujours d'après la police et le parquet, l'individu nie les faits et conteste sa présence sur les lieux de l'infraction. Lors de son audition en comparution immédiate, il a demandé un délai pour préparer sa défense. En conséquence, "il a été incarcéré dans l’attente de son jugement qui interviendra dans les prochaines semaines".

 
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