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Grenoble : une dizaine de femmes en burkini se baigne dans une piscine municipale

Dix femmes se sont baignées en maillot de bain couvrant dans la piscine Jean-Bron à Grenoble, dimanche 23 juin. / © Aurore Dupont / France 3 Alpes
Dix femmes se sont baignées en maillot de bain couvrant dans la piscine Jean-Bron à Grenoble, dimanche 23 juin. / © Aurore Dupont / France 3 Alpes

Une dizaine de femmes en maillot de bain couvrant est allée se baigner dans la piscine municipale Jean-Bron à Grenoble, dimanche 23 juin. Elles ont été contrôlées par la police une fois sorties.

Par @F3Alpes

Après une première "opération burkini" retentissante, une dizaine de femmes accompagnées de bénévoles du collectif Alliance citoyenne se sont une nouvelle fois baignées dans une piscine municipale de Grenoble avec un maillot de bain couvrant, dimanche 23 juin. Dans un communiqué, elles indiquent vouloir "défendre la liberté de religion et leur liberté de femmes de couvrir ou de découvrir leur corps" en "s'inspirant de Rosa Parks".
 

Autour de 15h30, la vingtaine de participantes s'est regroupée devant l'entrée de la piscine Jean-Bron avant de rentrer au compte-goutte dans l'établissement, en dépit de l'intervention de vigiles et de la direction de l'établissement. A l'intérieur, elles auraient été applaudies par des baigneurs qui saluaient leur "action de désobéissance civile" et ont été contrôlées par la police municipale une fois sorties. Elles seront verbalisées "en vertu de ce que prévoit le réglement municipal", annonce la Ville.

Ce n'est pas la première fois que le collectif Alliance citoyenne organise une telle action. Le 17 mai déjà, un groupe de femmes en burkini était allé se baigner dans la piscine Les Dauphins, soutenant les mêmes revendications. Elles souhaiteraient que la municipalité de Grenoble prenne exemple sur celle de Rennes qui autorise les maillots de bain couvrants.
 

Cette première action avait déclenché une vive polémique. Matthieu Chamussy, conseiller municipal de l'opposition (Inter groupe Réussir Grenoble), avait accusé cette opération d'être portée par "l'islamisme politique". "La liberté de conscience doit s’appliquer à tous, même à ceux dont on ne partage pas les convictions. Si la condition pour accéder au service c’est de renier sa religion (et donc ici, se découvrir), c’est qu’il y a une injustice", répond Alliance citoyenne dans son communiqué.

Plusieurs jours plus tard, Eric Piolle avait réagi sans pour autant se positionner dans le débat. "Je regrette que les deux acteurs de la polémique partagent une même stratégie du choc et du buzz", avait-il indiqué, ajoutant que "les conditions d’un dialogue serein" n'étaient pas réunies pour "échanger en bonne intelligence".

 

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