Grenoble : le port du burkini dans les piscines est un "non-sujet" selon Eric Piolle

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Écrit par A.B avec AFP

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a de nouveau souhaité apaiser les tensions politiques locales, ce lundi 9 mai, autour du port du burkini. Sa municipalité doit voter, le 16 mai prochain, une modification du règlement des piscines, qui pourrait autoriser ce vêtement de bain controversé.

"Le burkini est un non-sujet", a affirmé ce lundi 9 mai, le maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV), après plusieurs jours - voire semaines - de polémique. Sa municipalité s'apprête à voter, le 16 mai prochain, une modification du règlement des piscines qui pourrait autoriser ce vêtement de bain controversé.

"Depuis une dizaine de jours, on entend une énorme polémique gonfler partout autour du burkini et de Grenoble", déplore l'élu dans une vidéo sur Twitter. Selon Eric Piolle, il ne s'agit que "d'assurer l'égalité d'accès aux services publics, et la liberté de se vêtir ou se dévêtir, dans le respect de l'hygiène et de la sécurité".

Le règlement des piscines devrait être "juste un progrès social pour que les femmes puissent venir se baigner les seins nus comme les hommes et pour que les maillots couvrants pour se protéger du soleil soient autorisés, et pour que les burkinis soient autorisés aussi", dit-il.

Un sujet critiqué par Laurent Wauquiez

"En fait, on s'en fiche de savoir si c'est un maillot couvrant, s'il est là pour se protéger du soleil, s'il est là pour raison religieuse, ça ne nous regarde pas", insiste le maire, déplorant des "débats d'une extrême violence" ces derniers jours.

Si elle est votée, la modification de règlement entrerait en vigueur "dès le 1er juin", juste à temps pour l'ouverture estivale des piscines municipales. L'annonce de l'inscription de ce thème explosif à l'ordre du jour du 16 mai a d'ores et déjà suscité une levée de boucliers de l'opposition grenobloise et provoqué l'ire du président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, qui menace de priver la ville de subventions régionales.

Une pétition rassemblant plus de 1 800 signatures dénonce par ailleurs "une attaque indirecte contre l'égalité femmes-hommes" et exige la suppression de ce point de l'ordre du jour du conseil municipal.