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Grenoble : de nouveaux bus au bio-gaz dévoilés... à travers des images d'usagers aux toilettes

© Nicolas Perraut / Twitter
© Nicolas Perraut / Twitter

Le SMTC a dévoilé il y a quelques jours ses 48 nouveaux bus et autocars Scania, qui roulent au bio-gaz. Un bio-gaz produit localement, ce qui a donné des idées aux responsables de l'affichage...

Par Quentin Vasseur

"Vous produisez de l'énergie". Le message est un peu sale, mais au moins il est clair. Par ce raccourci, entre le contenu de vos W.C et le réservoir des 48 nouveaux véhicules (35 bus et 13 cars) dévoilés mercredi par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de Grenoble, on comprend mieux ce que l'agglomération entend par "Gaz naturel pour véhicule" (GNV).


On met le paquet sur le renouvellement des bus


"Quand on dit GNV, tout le monde ne sait pas de quoi on parle" explique Yann Mongaburu, président du SMTC. D'où cet affichage insolite "à vocation pédagogique", qui restera pendant un mois sur l'un de ces bus, "pour que les gens comprennent que nous sommes tous autant que nous sommes des producteurs de gaz, à travers nos déchets."


Objectif zéro diesel


Derrière une initiative qui prête à sourire, il y a toutefois un vrai sujet : celui de la transition énergétique. "On met le paquet sur le renouvellement des bus" résume Yann Mongaburu, "plus modernes, plus confortables". Plus verts, surtout : il ne reste plus que 23% de bus roulant au diesel, contre 73% en 2014. À terme, en 2020 ou 2021, ce chiffre devrait tomber à 0%.


L'autre nouveauté, c'est l'origine du bio-gaz utilisé dans ces moteurs. "Si on veut être vertueux, sur le plan environnemental et économique, il faut aussi changer la production." Il sera désormais issu de la station d'épuration Aquapole et transformé à partir de déchets locaux. "Nos" déchets, en quelques sortes, là où le bio-gaz jusque-là utilisé pouvait être importé de l'étranger, ou provenir d'huile de palme.


Un coût de 17 millions d'euros


Par ailleurs, ce ne sera pas la seule différence, dans ces bus et autocars dernier cri : outre la vidéosurveillance, qui se systématise, "ce qui est nouveau, ce sont les clés USB pour recharger son portable - une demande des usagers - mais aussi l'automatisation de la limite à 30 km/h et des détecteurs d'angle mort. Les piétons et les cyclistes seront repérés par un système automatique."


Plusieurs lignes sont concernées, notamment la C5 ou la C7. Au total, ce renouvellement a nécessité 17 millions d'euros d'investissement, mais l'agglomération devrait faire quelques économies sur son bio-carburant... en mettant ses habitants à contribution. 

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